Le dernier message – Nicolas Beuglet

Extrait:

« Le daimôn en grec a effectivement donné le mot « démon » en français, mais à l’époque de la Grèce antique, il n’avait pas sa connotation maléfique. Il décrivait une sorte d’esprit divin, un souffle supérieur qui habitait certains êtres humains et leur conférait des facultés intellectuelles ou artistiques d’une puissance hors du commun. L’homme ou la femme habités par un daimôn s’élevait au-dessus des mortels pour voir au-delà de ce que l’espèce humaine était capable de concevoir, on disait que ces daimones étaient les héros de l’âge d’or que Zeus avait transformés en esprits pour aider les mortels à « grandir ».

4ème de couverture:

Le dernier message pourrait vous plonger dans des abysses d’angoisse et de folie…
Île d’Iona, à l’ouest de l’Ecosse. des plaines d’herbes brunes parsemées de roches noires. Et au bout du  » Chemin des morts « , la silhouette grise du monastère.
Derrière ces murs suppliciés par le vent, un pensionnaire vient d’être retrouvé assassiné. Son corps mutilé de la plus étrange des façons. C’est l’inspectrice écossaise Grace Campbell qui est chargée de l’enquête. Après un an de mise à l’écart, elle joue sa carrière, elle le sait.
Sous une pluie battante, Grace pousse la lourde porte du monastère. Elle affronte les regards fuyants des cinq moines présents. De la victime, ils ne connaissent que le nom, Anton. Tous savent, en revanche, qu’il possédait un cabinet de travail secret aménagé dans les murs. Un cabinet constellé de formules savantes…
Que cherchait Anton ? Pourquoi l’avoir éliminé avec une telle sauvagerie ? Alors qu’elle tente encore de retrouver confiance en elle, Grace ignore que la résolution d’une des énigmes les plus vertigineuses de l’humanité repose tout entière sur ses épaules…

Ce que j’en pense…

Une nouvelle héroïne pour cet opus et peut-être une nouvelle série en perspective. Sarah m’a manqué, certes, mais j’apprécie de ne pas tomber dans la série qui s’essouffle et puis cette nouvelle héroïne a tout d’une grande ! Grace Campbell est inspectrice de police à l’unité de Glasgow et elle te paraîtra d’emblée fort sympathique et surtout authentique. On quitte donc la Norvège pour l’Ecosse avec une première prise de vue sur le monastère d’Iona où un homme est retrouvé mort. Tout se complique lorsqu’il semble que cette victime faisait d’étranges recherches…

J’avoue qu’ après l’excellentissime « Complot » qui hante encore ma mémoire et l’ode faite à la femme, j’apprécie particulièrement cette nouvelle héroïne qui n’est pas spécialement belle, sexy, mince, athlétique et je passe tous les clichés si souvent utilisés, sortis des fantasmes de l’auteur, qu’il soit homme ou femme d’ailleurs.
A l’inverse, Grace est une femme « lambda » qui ne te fera pas baver d’envie ou fulminer de rage de sa soi-disant perfection. C’est con comme remarque, je suis pas super féministe, c’est pas capital, certes, mais venant d’un homme c’est plus que cavalier et ça fait surtout du bien. Merci Nicolas, pour tout ce que tu véhicules sur l’image de la femme au travers de tes livres.

Il y a des thrillers qui se veulent divertissants, d’autres plutôt gores à la limite de la surenchère, d’autres encore psychologique sans même aucun cadavre, ceux qui te permettent d’apprendre de par leur richesse historique ou technologique…
Et il y a ceux qui découlent du génie, qui sont capable de réunir le meilleur de tout pour te bousculer, te mettre le nez dans le caca, qui dénoncent brillamment des faits de société au travers d’une trame tellement exceptionnelle, que tu t’interroges. Des récits qui te laissent la bouche ouverte, qui ne te permettent même pas d’en sortir mais à l’inverse te font y penser non-stop toute la journée jusqu’au moment de reprendre avidement ta lecture. Des récits que, tout simplement, tu n’oublieras jamais !
J’admire ces auteurs capables d’observer notre monde et toutes ses dérives pour en tirer la substance qui fait mal. Ils sont peu à faire cet effet-là et heureusement sinon nous serions dans un sale état à force de prendre uppercut sur uppercut.
Après ce petit dernier, je ne peux qu’ouvrir ma porte à Nicolas Beuglet, véritable Daimôn, dans cette catégorie-là.

Je n’ai rien à ajouter de plus sans révéler quoi que ce soit sur cette intrigue menée de main de maître, si ce n’est qu’elle n’a rien à voir avec la fiction, qu’on est dans un réalisme terrifiant et qu’il est grand temps de se réveiller ! 

Tu l’as compris, ça tient véritablement du génie et c’est à lire impérativement … en étant prêt à s’en prendre plein la pomme !

Le dernier message - Nicolas Beuglet - Editions XO - 398 pages - 2020

5 commentaires sur « Le dernier message – Nicolas Beuglet »

  1. Si le daimôn s’en mêle,🤘 ma Valérie. J’ai survolé ta chronique, pas par manque de respect, mais comme il est prévu dans mes prochaines lectures, je ne veux pas être influencée par ton avis. De mon survol, je sens bien qu’on tient là, un auteur de génie. Merci à toi. 🙏❤️

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