le silence de la ville blanche – Eva Garcia saenz de urturi – El silencio de la ciudad blanca

English version of what I think of it below

Extrait:

« Les techniciens étaient à l’œuvre depuis un bon moment. Ils avaient disposé plusieurs projecteurs dans la crypte, et, à en juger par la présence des plots de repérage au sol, ils en avaient terminé avec les photos. Estibaliz demanda un schéma de la scène de crime, qu’elle examina attentivement avant de me le tendre.
Je formulais une prière à voix haute.
– Dis-moi qu’ils n’ont pas vingt ans, Estibaliz.
N’importe quel âge, mais pas vingt ans.
Le précédent tueur en série avait arrêté son compteur quinze ans: quatre couples, fille et garçon, nus, la paume de l’un posée sur la joue de l’autre, en un geste de tendresse d’autant plus incongru qu’il fut établi que les victimes ne se connaissaient pas. Toutes portaient des patronymes composés de la région d’Alava. »

4ème de couverture:

Quand le passé vient à nouveau hanter une ville…
Dans la cathédrale de Sainte-Marie à Vitoria, un homme et une femme d’une vingtaine d’années sont retrouvés assassinés, dans une scénographie macabre : ils sont nus et se tiennent la joue dans un geste amoureux alors que les deux victimes ne se connaissaient pas.
Détail encore plus terrifiant : l’autopsie montrera que leur mort a été provoquée par des abeilles mises dans leur bouche. L’ensemble laisse croire qu’il existe un lien avec une série de crimes qui terrorisaient la ville vingt ans auparavant. Sauf que l’auteur de ces actes, jadis membre apprécié de la communauté de Vitoria, est toujours derrière les barreaux. Sa libération conditionnelle étant imminente, qui est le responsable de ces nouveaux meurtres et quel est vraiment son but ?
Une certitude, l’inspecteur Unai López de Ayala, surnommé Kraken, va découvrir au cours de cette enquête un tout autre visage de la ville.

Ce que j’en pense:

Je dois tout d’abord t’avouer que je suis particulièrement fan des auteurs espagnols, tout comme du cinéma espagnol d’ailleurs. Il était donc évident pour moi de me précipiter sur cette nouvelle sortie. 

Paru en 2016 sous le titre « El silencio de la ciudad blanca », l’auteure n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il s’agit là de son 5ème roman et même si je me débrouille plutôt bien en espagnol, il est fort dommage que les autres titres ne soient pas (pas encore ?) traduits en français. 

Le thriller a des codes, c’est certain et à force d’en lire et relire, on devient exigeant (ou peut-être faut-il dire pénible ?)
Je fais sans doute partie de cette catégorie après plus de 30 ans de lecture noire (pas de commentaire sur la durée hein 😜) et au final, peu peuvent vraiment nous épater. Les modes opératoires sont la plupart du temps identiques et manquent, à force, d’originalité. 
Je commence par ce point, car, pour moi,  c’est le gigantesque point fort de ce livre ou du moins ce qui m’a totalement subjuguée. Les victimes, le mode opératoire, l’esthétisme qui en découle, tout est absolument brillant, et ce n’est qu’un début puisque j’ai littéralement dévoré les 560 pages de ce pavé, englouties quasiment d’une traite.
J’ai eu, par contre, l’impression que ce livre était la suite d’un autre…il y avait un certain nombre d’éléments qui semblaient s’être produits avant, avec les mêmes personnages…A confirmer, mais quoi qu’il soit, cela ne m’a pas empêché de tout comprendre.

La trame est excellente de bout en bout, le style tout aussi bon et la psychologie des personnages est habilement développée. Tu te retrouveras emporté dans les abysses de ce tueur hors du commun dès les premières pages en te joignant à Unai dans ce récit à la première personne.

Et puis, il y a la ville. La fabuleuse Vitoria qui prend une place de choix dans ce récit. A tel point qu’elle en devient un personnage et ça, pour moi c’est ultime. L’auteure est basque d’origine et l’on sent clairement l’amour qu’elle porte à cette ville en lui donnant corps. C’est jubilatoire !

Bon allez j’avoue aussi, j’adore l’Espagne et sa culture, mais franchement, et tu l’as déjà compris, ce livre est une belle pépite à découvrir absolument ! 

Et si tu n’en as pas assez, tu peux retrouver l’adaptation de ce livre en film, disponible sur Netflix. Une adaptation espagnole que j’ai trouvé excellente où l’esthétisme prend une place encore plus prédominante pour ravir tes mirettes !

¡ Adelante !

Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz De Urturi - Editions Fleuve - 560 pages - 2020

Bande annonce du film « le silence de la ville blanche » disponible sur Netflix 

What I think of it…

First of all, I must confess that I am a great fan of Spanish authors, as well as Spanish cinema. It was therefore obvious for me to rush into this new release. 

Published in 2016 under the title « El silencio de la ciudad blanca », the author is not at her first attempt since this is her fifth novel and even though I’m doing quite well in Spanish, it’s a shame that the other titles have not (not yet?) been translated into French. 

The thriller has codes, that’s for sure, and by dint of reading and rereading it, one becomes demanding (or maybe we should say tedious ?).
I’m probably part of this category after more than 30 years of black reading (no comment on the duration, eh 😜) and in the end, few can really amaze us. Most of the time, the operating modes are identical and lack originality. 
I start with this point, because, for me, it is the gigantic strong point of this book, or at least what has totally subjugated me. The victims, the modus operandi, the aesthetics that result from it, everything is absolutely brilliant, and this is only the beginning since I literally devoured the 560 pages of this book, almost swallowed up in one go.
On the other hand, I had the impression that this book was the continuation of another one…there were a number of elements that seemed to have happened before, with the same characters…To be confirmed, but whatever it was, it didn’t prevent me from understanding everything.

The plot is excellent from start to finish, the style is just as good and the psychology of the characters is skilfully developed. You will find yourself carried away into the abyss of this extraordinary killer from the very first pages by joining Unai in this story in the first person.

And then there’s the city. The fabulous Vitoria, which takes pride of place in this story. So much so that she becomes a character in it, and that, for me, is ultimate. The author is of Basque origin and you can clearly feel her love for this city, giving it body. It’s jubilant!

Well, I must confess, I also love Spain and its culture, but frankly, and you’ve already understood this, this book is a beautiful nugget to discover absolutely! 

And if you don’t have enough of it, you can find the adaptation of this book in film, available on Netflix. A Spanish adaptation that I thought was excellent, where aesthetics takes an even more predominant place to delight your peepers!

¡ Adelante !

8 commentaires sur « le silence de la ville blanche – Eva Garcia saenz de urturi – El silencio de la ciudad blanca »

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