Les disparues du tableau – Daria Desombre

English version of what I think of it below

Extrait:

« Il y avait déjà eu trois meurtres. Une seule et même signature. Des morts par étranglement. Aucune trace. Et trois scènes de crime fort similaires. Les cadavres avaient été transportés dans l’appartement des victimes, dénudés et placés dans des postures de « repos absolu »: allongés, les jambes serrées, les bras le long du buste. Les corps avaient une marque de strangulation autour du cou, mais montraient aucun signe de lutte ou de violence. Et les dessins de nus, absolument ravissants, qui avaient été placés sur la poitrine des jeunes filles, semblaient venir d’ailleurs. 
Les jeunes filles habitaient toutes dans les tours récentes et avaient toutes été retrouvées chez elle, en banlieue, là où de lugubres terrains vagues tenaient lieu de seul horizon et où les étals proposaient à la vente de la mauvaise bière – salutaire pour survivre à ces existences moroses -, des chewing-gums pour en masquer l’odeur et des préservatifs. Les victimes avaient un autre point commun essentiel: elles faisaient toutes partie de la liste des portées disparues. »

4ème de couverture:

Depuis qu’elle a découvert l’identité de l’assassin de son père, Macha Karavaï, jeune étudiante en droit et stagiaire à la police de Moscou, reste cloîtrée chez elle. Mais un nouveau tueur en série sévit dans la ville, laissant dans son sillage le corps de jeunes femmes nues, étranglées au moyen d’un ­ fin lacet de soie. Près d’elles, une esquisse du peintre Ingres. Ce sont toutes des femmes parfaitement ordinaires, pourtant, avec chacune d’elles l’assassin semble donner corps à une œuvre de son cru, et se jouer des enquêteurs à ses trousses.
Aux côtés d’Andreï Yakovlev, son supérieur, Macha décide alors de s’engager dans une véritable course contre la montre pour tenter d’établir un lien entre les jeunes femmes russes et le légendaire peintre français.

Ce que j’en pense…

Un plaisir de retrouver Macha, cette jeune femme, stagiaire à la Petrovka, obnubilée par les tueurs en série depuis la mort de son père. En dépression depuis sa précédente aventure, rien de tel qu’une nouvelle chasse au tueur pour la remettre en selle !

Des jeunes filles étranglées, placées dans des postures allongées, une esquisse de Dominique Ingres à leurs côtés. Voilà de quoi s’interroger et partir sur la piste d’un tueur qui s’avérera redoutable…

Au travers de chapitres dédiés aux différents personnages, tu découvres au fur et à mesure l’avancement de la police ainsi que la voix et l’histoire du tueur. Une structure, certes, standard et classique mais toujours fort intéressante.

De Moscou à Montauban, l’auteure te plonge dans l’art et plus particulièrement dans les oeuvres de Dominique Ingres. Un récit qui a fait écho à l’excellent « L’art du meurtre » de Chrystel Duchamp. Dans l’un comme dans l’autre, l’art prend la forme la plus terrifiante et dépeint un artiste qui sous l’égide de la beauté n’a plus aucune limite. C’est clairement ce que j’ai le plus apprécié dans cette aventure diablement bien menée.

Un récit où les cadavres tombent comme les flocons de neige sur Moscou, un style efficace, des descriptifs médico-légaux particulièrement bien maîtrisés sans qu’ils soient étalés de manière inutile juste pour en rajouter et la découverte d’une culture différente apportent à cette histoire tous les éléments nécessaires  🙂

Il n’est pas capital d’avoir lu le premier tome « tous les péchés sont capitaux » pour découvrir cette nouvelle aventure, mais comme toujours, il est mieux et plus subtil de suivre les différents personnages depuis le début.

Un très bon moment de lecture pour ma part que je ne peux que te recommander 🙂


Les disparues du tableau – Daria Desombre – Editions JC Lattes/Le Masque – 352 pages – 2020

AUTRE CHRONIQUE: Tous les péchés sont capitaux


What I think of it…

A pleasure to see again Macha, this young woman, a trainee at Petrovka, obsessed with serial killers since the death of her father. Depressed since her previous adventure, nothing like a new killer hunt to put her back in the saddle !

Strangled young girls, placed in elongated postures, a sketch by Dominique Ingres at their side. This is what it takes to find out what’s going on and to set out on the trail of a killer who will prove to be a formidable one…

Through chapters dedicated to the different characters, you will discover the progress of the police as well as the voice and the story of the killer. A standard and classic structure, but always very interesting.

From Moscow to Montauban, the author immerses you in art and more particularly in the works of Dominique Ingres. A story that echoes the excellent « L’art du meurtre » by Chrystel Duchamp. In both, art takes the most terrifying form and depicts an artist who, under the aegis of beauty, no longer has any limits. This is clearly what I appreciated most in this devilishly well conducted adventure.

A story where corpses fall like snowflakes on Moscow, an efficient style, forensic descriptions particularly well mastered without being spread out unnecessarily just to add to it and the discovery of a different culture bring to this story all the necessary elements

It is not essential to have read the first volume « all sins are capital » to discover this new adventure, but as always, it is better and more subtle to follow the different characters from the beginning.

A very good reading moment for me that I can only recommend 🙂

 

4 commentaires sur « Les disparues du tableau – Daria Desombre »

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s