Interview Miroir Blogueurs – EmOtionS versus Collectif Polar: Chronique de nuit

Bonjour à tous,

J’ai le plaisir de vous proposer ce troisième interview miroir qui vous fera découvrir Geneviève Van Landuyt de « Collectif Polar: Chronique de nuit » et Yvan Fauth de « EmotiOnS« . Je les remercie au passage.
Deux blogueurs qui ont ma plus haute estime et qui se démènent au quotidien pour partager leur passion. Si j’étais toi, j’irais faire un tour sur leur blog. Les liens sont 🔽

📌 Collectif Polar: Chronique de nuit
📌 EmOtionS

Le concept: l’un parle de l’autre – l’autre parle de l’un, et ceci avec pour mission de se lâcher dans la bonne humeur 🙂

Un interview, c’est habituellement des questions auxquelles nous répondons nous-mêmes. Au final c’est très subjectif … On raconte ce que l’on veut 😜 alors que la vision de quelqu’un d’autre peut être plus pertinente et très surprenante.

Lien vers les autres Interviews miroir Blogueurs:
▶️ La caverne du Polar versus Les livres de K79
▶️ Aude Bouquine versus IlEstBienCeLivre


19510258_639059032949312_6834108345394966849_n      Geneviève nous parle d’Yvan      Yvan


 

  1. As-tu déjà rencontré Yvan en live ou en êtes-vous restés aux divers réseaux sociaux ?

J’ai eu la chance de rencontrer en vrai le pape des blogueurs. Bon à l’époque c’est juste un simple abbé mais déjà ces chroniques dépotaient.

  1. Si oui, quand as-tu rencontré Yvan pour la première fois ?

La première fois, il est venu sur mes terres. Oui il a osé la confrontation dans mon précarré. C’était à Saint-Maur En Poche, mais SMEP ancienne version, un festival un petit peu plus petit sur la place du Parvis du RER Saint-Maur Créteil que je foule tous les jours pour aller bosser.
Alors ce week-end-là j’ai joué les guides et j’ai fait découvrir mes bons plans SMEP à Yvan et sa moitié Dominique.
Je crois que de ce jour une belle amitié est née.
Le dimanche a été tout particulier, nous avons beaucoup discuté et appris à nous connaître, alors que je les invitais à écouter Michèle Barrière nous parler polars historiques et gastronomes et à déguster les petits plats d’antan qu’elle nous avait préparés.
Je ne souviens aussi de ce troquet improbable où nous avons bu un coup à 10m du salon mais où on se sentait comme embarqués dans un autre univers qui n’était pas le nôtre.

  1. Si non, voudrais-tu le rencontrer ?

Mais maintenant que tu me poses la question, je crois que j‘y réfléchirais à deux fois. Car depuis que je l’ai rencontré ma vie à changé.
Alors est-ce une bonne chose, je ne sais pas.
A cause de lui je suis devenu blogueuse. A cause de lui, me voilà cheffe de meute d’une bande de flingueuses, enfin non ça c’est de ma faute ! Pardon Sire Yvan tout n’est pas de votre simple faute. A cause de lui j’ai fait de belles rencontres d’autres blogueurs avec qui j’ai partagé des moments délirants et tout cela sous prétexte de juger des polars.
A cause de lui, j’ai rencontré une autre personne exceptionnelle qui est devenue une amie très chère, ma Domi-Dominique.
Bon j’arrête là mon énumération, car les chefs d’accusation sont trop nombreux.

  1. Quelle impression t’a-t-il fait ?

Ben la même impression qu’il fait à tous ceux qui le rencontrent ! « Putain mais ce mec est un vrai connard ! »
Non, on a, je crois, tout de suite eu un bon feeling. Le livre a été notre liant et de la fiction nous sommes passés là aussi à la vie réelle. J’ai tout de suite vu que nous partagions les mêmes valeurs.
Je me suis dit, ce mec est un mec bien. Et en plus il assume sa part de féminité ! Ce qui n’est pas pour me déplaire. Alors oui Yvan m’a fait bonne impression. Hihi

  1. Suivais-tu son blog avant cette rencontre ?

Oui, je suivais déjà son blog, je me retrouvais souvent dans ses avis. Et il exprimait beaucoup mieux que moi mon ressenti.
Aussi pour parler en public d’un polar et convaincre mes collègues bibliothécaires d’acheter ce titre pour leurs établissements, j’utilisais souvent ses mots que je mélangeais aux miens. Ainsi j’étais plus incisive dans mon argumentaire.

  1. Sais-tu ce qui l’a poussé à créer son blog ?

Oh oui !
Il l’a créé d’abord pour lui. Pour coucher ses ressentis sur le papier virtuel avec inconsciemment sans doute le secret espoir de pouvoir échanger avec quelques visiteurs.
Il a cherché comme beaucoup d’entre nous d’avant tout partager ses lectures, en découvrir d’autres en retour. L’échange étant sa motivation, notre motivation première.

  1. Qu’est-ce que tu admires le plus chez Yvan ?

Beaucoup de choses mais avant tout ses belles valeurs d’humanité. Son humilité, sa bienveillance. Cette façon qu’il a de mettre les autres en avant !

  1. Qu’est-ce que tu détestes le plus chez lui  ?

Le fait qu’il se sous-estime beaucoup trop souvent.

  1. Sa plus grande qualité ?

Il ne se prend pas au sérieux, il reste humble.

  1. Son plus grand défaut ?

Son manque de confiance en lui mais aussi son impatiente parfois. Il est trop flippé pour moi ! lol

  1. Quel est selon toi son livre fétiche ?

Alors là pas d’hésitation, il m’a même obligé à le relire et à en faire un retour.

Et ce livre est Replay – Ken Grimwood

À 43 ans, Jeff Winston meurt subitement d’une crise cardiaque, laissant derrière lui une vie médiocre et un mariage à la dérive.
Quelle n’est pas sa stupeur lorsqu’il se réveille… dans sa chambre d’étudiant, âgé de 18 ans. Dans le passé, sa vie recommence comme avant. Sauf qu’il a gardé le souvenir de sa précédente existence…
Qui n’a jamais rêvé de pouvoir revivre son passé fort de son expérience d’aujourd’hui ?
« Plus qu’un thriller, un prodigieux roman animé d’une force inaccoutumée. »

  1. Quel est ton livre fétiche ?

La nuit singulière de Pierre Jakez Hélias

la nuit singulière

Il ne s’agit pas d’un Décaméron ou d’un Heptaméron, mais ils sont sept, pas un de plus, qui se laissent aller à conter les uns aux autres des histoires insolites qu’ils n’oseraient pas évoquer en d’autres temps, dans d’autres lieux, parce qu’elles sont trop vieilles pour intéresser encore ceux qui se veulent au train du jour et trop déraisonnables pour être prises au sérieux par ceux qui ne voient jamais que l’apparence fugitive des choses.
Ils ne sont pas contraints par quelque peste à chercher refuge dans un lieu protégé en attendant la fin d’une épidémie. Mais c’est pourtant le lieu choisi qui les inspire quand ils obéissent de leur seule volonté à une invitation « singulière » de l’un d’entre eux qui se taira jusqu’à la fin. Resurgissent alors les souvenirs les plus réels et les fantasmes les plus délirants sans qu’aucun des assistants puisse se retenir de les laisser monter en lui.
Et le temps n’est pas indifférent non plus puisque cette veillée annuelle se tient pendant la nuit du solstice d’hiver, la plus longue, celle qui a toujours marqué le sommet de l’inspiration des conteurs et le milieu exact de la saison des contes qui sont d’hiver et nuit. Tout se passe comme si les personnages n’attendaient que cette nuit-là pour se libérer de toute entrave, s’évader du quotidien de leur vie, se confier mutuellement les véritables couleurs du monde qui sont les leurs. Et tant mieux si leur discours se fonde sur la déraison. L’invention de la raison est trop récente pour les tenir en bride. Ils attendront demain pour retrouver le pluriel médiocre des jours. Et tout sera réglé.

  1. Si tu pouvais lui piquer une de ses qualités, ce serait lequel ?

Difficile question, je répondrai bien par une pirouette voire deux mais …
Peut-être…Sa rigueur
Celle notamment qui me ferait relire et retravailler mes chroniques, mes interviews, plutôt que de les écrire d’une traite sans rien changer et de les balancer comme ça sans tout vérifier et revérifier.
Enfin je dis bien peut-être car quand je vois comment ça le stresse, oh punaise ! 😉

  1. Serais-tu capable de gérer un blog en commun avec lui  ?

Oui moi j’en suis persuadée mais Yvan lui je ne crois pas qu’il soit intéressé. Nous aimons faire des incursions l’un chez l’autre. Parfois il m’offre un article, j’ai la chance qu’il me demande parfois mon avis, qu’il tienne compte des lectures que je l’oblige à lire. J’ai des propositions de papotes autour de lectures communes à lui faire mais je sais qu’il n’a pas le temps. J’aimerais aussi qu’il réponde à mon interview blogueur, là je ne désespère pas mais je ne suis pas non plus optimiste.
Ce serait une vraie dinguerie que de faire un blog tous les deux !
Sa rigueur et mon grain de folie ça pourrait le faire, finalement nous sommes très complémentaires. 😊
Bonne idée Valérie de lui avoir mis cette idée en tête en l’obligeant lui aussi à répondre à cette question. Hihi

  1. Si tu devais « vendre » son blog, qu’est-ce que tu dirais ? Quel slogan ?

Oh punaise je suis une très mauvaise vendeuse.
Ce que je sais c’est que si l’on veut trouver un avis sincère et argumenté sur un bouquin rien de mieux que d’aller sur Emotions. Vous êtes certain de ne pas être trompé sur la marchandise.
Un slogan peut-être :
Avec Yvan vivez intensément vos émotions !

  1. Carte blanche pour la dernière question…

Oh la boulette nous laisser « carte blanche ». Punaise, c’est risqué là Valérie.
Bon tu as de la chance, Yvan est plus raisonnable que moi. Du coup, il nous a limités à deux questions supplémentaires. Deux questions que l’on va se poser l’un à l’autre. Directement.

Voici celles qui lui tenaient à cœur :

Yvan : Tu publies tous azimuts sur ton blog, ça n’arrête jamais, parfois plusieurs fois par jour. Tu veux bien nous faire un schéma détaillé du cheminement que prennent tes idées dans ton cerveau ?

Ben alors mon petit père, tu as oublié que mon blog s’appelle Collectif Polar et que du coup c’est devenu un blog collectif, le blog des Flingueuses. Et qu’avec mes chroniqueuses nous sommes ensemble le comité de rédaction et que ce sont elles souvent qui me proposent de nouvelles rubriques. Même si j’avoue, je ne suis pas en reste et que parfois je leur donne des devoirs à faire.
Et puis potentiellement nous sommes une quinzaine de rédactrices même si en réalité, toutes n’ont pas la même fréquence de production.
Aussi j’essaie de donner la parole à chacune d’elle. Et oui depuis que je partage le blog je publie matin et soir, mais si tu me suis tu as du voir que la majorité du temps, il y a une chronique de livre le matin et un autre article le soir (retour de salon, interviews diverses et variées, bibliographie sélective, article de fond sur un sujet autour du polar, avis d’expert, portrait de lectrices et de blogueurs … et aussi de nombreux concours et challenges que je propose sur Collectif Polar.
Et oui nous sommes super-actives, ça pose un problème à quelqu’un là ? Hahaha
Et ce que je ne t’ai pas dit c’est que j’ai environ 3 à 4000 post-it de Ge que je n’ai jamais pris la peine de mettre en page pour le blog ! Lol

Yvan : Souvenir : Saint-Maur en poche. Tu dois animer un plateau avec un auteur polonais. Tu n’as pas lu son dernier livre (tu me dis ça avec le plus grand calme, la veille au soir chez toi autour d’’une pizza…). Le lendemain, tu mènes l’interview avec brio y compris en posant des questions détaillées sur ce fameux dernier roman ! Dis, t’es un peu magicienne ?

Oui, oui je me souviens très bien de ça ! Et oui, oui je suis magicienne 😉
Personne ne voulait de Zygmunt Miloszewski. Et moi ça me ravissait ! En plus j’étais la seule à avoir lu ses trois premiers romans. Une trilogie étonnante autour de Teodore Szacki un procureur très smart et très droit dans ses bottes.
Mais voilà il avait fait paraître un nouveau roman que j’avais eu entre les mains et que j’avais parcouru brièvement lisant les 30 premières pages.
Et puis tu sais comment c’est, entre le boulot, le blog, et SMEP à préparer je me suis mise dans le rouge. Et effectivement la veille de cette interview je n’avais pas eu le temps de lire ce 4e roman qui n’avait rien à voir avec les trois premiers.
Aussi, une fois la pizza avalée, mes invités partis se coucher, j’ai fait de même, j’ai dormi 3 bonnes heures et enfin j’ai pris le temps de parcourir « Inavouable ».
Et je te l’ai dit je suis un peu magicienne car j’ai un truc enfin même plusieurs. J’ai eu la chance durant ma carrière de bibliothécaire d’apprendre quelques techniques de lecture rapide. Et pour ce cas précis, lire le livre en diagonale était parfait. Alors 3 heures, 3h30 pour lire près de 600 pages c’était plus que possible. Bien entendu si on m’avait demandé de faire un retour détaillé sur ce titre j’en aurais été bien incapable mais pour poser deux trois questions, j’avais suffisamment de billes. Je m’étais imprégné du style, j’avais les sujets traités, j’avais pris le temps de lire tranquillement la fin. J’avais de quoi faire le tête-à-tête avec notre auteur polonais. 15 minutes d’interview c’est court, je n’ai même pas pu placer toutes mes questions. ahaha

Voilà sire Yvan j’espère avoir répondu à vos attentes.

Et puis comme on a Carte Blanche, je voudrai en profiter pour remercier Valérie d’avoir pensé à nous pour cette interview avec ce concept très sympa.
J’avoue que je ressens cela comme un honneur d’être associé au grand Yvan.
Maintenant messieurs dames à mon tour de vous inviter à répondre à mes questions pour Collectif Polar et sa rubrique Blog à Part.

Alors prêt Yvan, prête Valérie à être soumis à la question ?

Réponse de Valérie: Quand tu veux très chère Geneviève 🙂

 


Yvan    Yvan nous parle de Geneviève     19510258_639059032949312_6834108345394966849_n


 

  1. As-tu déjà rencontré Geneviève en live ou en êtes-vous restés aux divers réseaux sociaux ?

Il n’est pas possible de ne pas rencontrer Miss Geneviève. Si à XX ans (merci de compléter par ton âge), tu n’as pas rencontré Geneviève, tu as raté ta vie.
Les réseaux sociaux sont une porte. Elle s’ouvre sur les échanges, mais surtout sur les rencontres. Et parfois, elle s’ouvre sur les belles âmes. Geneviève est une des plus belles que je connaisse.

  1. Quand l’as-tu rencontré pour la première fois ?

Ça devait être au salon Saint-Maur en poche, en 2013 je pense (ou 2014). Ça c’est la réponse officielle, empirique.
Sauf qu’en fait, je connais Geneviève depuis ma naissance, elle était là, présente dans mon cœur, quelque part, sauf que je ne le savais pas.

  1. Quelle impression t’a-t-elle fait ?

Geneviève est une lumière dans le noir, tu entres dans cette lumière et tu es bien, tout de suite. Comme une évidence.

  1. Suivais-tu son blog avant cette rencontre ?

Je l’ai rencontrée avant que son blog n’existe (voir question suivante).

  1. Sais-tu ce qui l’a poussée à créer son blog ?

C’est moi ! Ahahah !
Plus sérieusement, elle me parlait souvent de monter son blog, idée qu’elle avait depuis de nombreuses années. Elle voulait le faire en lien officiel avec sa fonction de bibliothécaire de la ville de Paris. Sauf que ça n’avançait pas du côté de l’administration et qu’elle en était très frustrée. J’ai été un des grains de sable pour faire dérailler la voie officielle vers une version qui l’est moins. Bref, j’ai été l’un de ceux qui l’ont poussée à se lancer sans plus attendre et en son nom.
La science du polar de Geneviève devrait être inscrite au patrimoine national, elle ne pouvait rester cantonnée à ses seuls (et chanceux) abonnés de sa bibliothèque.

  1. Qu’est-ce que tu admires le plus chez elle ?

Ses belles valeurs humaines, sa volonté de mettre les autres en avant, son énergie débordante, son caractère en acier trempé, sa capacité à lire des genres très différents malgré son étiquette polar, et sa quête sans fin de nouveaux talents.
Geneviève est amour (mais si jamais tu viens lui chercher des noises, ou pire en chercher à ses proches, tu es mort).

  1. Qu’est-ce que tu détestes le plus chez elle ?

Je ne peux rien détester, c’est mon amie (un mot qui a une vraie valeur dans ma bouche), et l’une des plus belles personnes que j’ai rencontrées dans ma longue vie.
Ah si, un truc : c’est une tête de mule !

  1. Sa plus grande qualité ?

Eh toi, l’interrogatrice ! Tu n’as pas l’impression de reposer la même question 😜. Ou alors c’est moi qui n’ai pas su me limiter dans ma précédente réponse. Ok : Geneviève est synonyme d’énergie positive.

  1. Son plus grand défaut ?

Parfois mon amie s’éparpille un peu trop, faut arriver à la suivre quand tu n’as pas un cerveau qui carbure à la vitesse du sien (et que toi tu dors un peu la nuit, à la différence d’elle).

  1. Quel est selon toi son livre fétiche ?

Geneviève est du genre fidèle en amour et en amitié, mais pas du genre à n’être que la lectrice d’un seul livre. Elle est multiple, elle est tentaculaire. En fait, je viens de me rendre compte que Geneviève est une (gentille) pieuvre, qui te prend dans ses bras protecteurs. Mais je m’égare…

pieuvre

  1. Quel est ton livre fétiche ?

Ah bon, on parle de moi maintenant ? 😜

Replay de Ken Grimwood

replay

Je possède quatre éditions du livre : l’originale en grand format qui date de 1988, celle en livre en poche datant de 1998, et la version poche collector sortie en 2009. Et la version en anglais.
Il me suit depuis sa sortie en 1988. J’avais vingt ans, toute la vie devant moi, tout à apprendre d’elle, plein de choses encore à construire. Sa lecture a été une révélation telle qu’elle a changé ma perception du monde à l’époque, ma perception des relations humaines également.
C’est le seul livre que j’ai relu plus de deux fois. Je dois en être à sept… L’âge avançant, mes impressions se sont modifiées du fait de mon passé, de mes expériences, de mes échecs, de mes réussites.
Ce livre m’a guidé durant ma vie (j’ai d’ailleurs parfois perdu le guide, d’où l’envie de le relire). Il a été à la fois révélation, boussole, copilote, catharsis…
La lecture de ce roman reste en tout cas à chaque fois un moment unique, flot   d’émotions qui me submergent, et une vision du monde et des autres qui s’éclaire sous un autre jour. Le lire à 50 ans n’a pas le même effet que de le lire à 20 ou 30 ans.
Faut pas me lancer sur ce livre… 😉

  1. Si tu pouvais lui piquer une de ses qualités, ce serait laquelle ?

Je ne pique rien à mes amis, je grandis à leurs côtés, je m’améliore à leurs contacts.

  1. Serais-tu capable de gérer un blog en commun avec elle ?

Clairement non ! 😉
Geneviève est une cheffe de meute, je suis un loup solitaire.
Mais ça ne nous empêche pas de croiser nos chemins littéraires, sa meute est bienveillante, et de créer des projets communs ponctuels. Nous sommes très différents mais semblables (si tu ne comprends pas cette phrase, tant pis pour toi).

  1. Si tu devais « vendre » son blog, qu’est-ce que tu dirais ? Quel slogan ?

Geneviève est une référence dans le monde du polar, elle ne l’admettra jamais, mais c’est un fait qui ne peut être contesté.
Par ses activités au sein des Bibliothèques de la ville de Paris, par son blog, par ses interventions en public, par sa connaissance du genre et par sa soif de découvertes.
D’ailleurs, on pourrait l’appeler « Madame Premier Roman », tant elle aime partir à la chasse aux nouvelles plumes.
Pour moi, il est impossible de dissocier Geneviève de son blog, même si c’est un collectif de blogueurs et qu’elle en est la cheffe de meute.
Un slogan : « Avec Collectif Polar, t’en as pour tes dollars et c’est pas pour les pantouflards ! » (le summum du slogan kitch)

  1. Carte blanche pour la dernière question…

En fait, comme on aime bien dévoyer un peu les règles, Geneviève et moi, on s’est dit qu’on allait profiter de cette interview croisée pour se poser des questions directement. Donc, voici celles auxquelles j’ai eu droit, mes deux questions vaches à Gene sont dans sa partie 😉. Valérie, faut pas nous laisser carte blanche à tous les deux, c’est dangereux !

  1. J’ai vu grandir ton blog. Je me souviens qu’au début il y avait peu de nouveautés. Et puis il y a eu un tournant. Tu es un devenu un blogueur « référence » pour les lecteurs, les autres blogueurs mais aussi les auteurs et les éditeurs. Alors forcément tu as énormément de sollicitations, celles-ci ont-elles influencé ta façon de chroniquer ? Et du coup… Comment as-tu vécu ce tournant et penses-tu être un influenceur ? Et comment vis-tu ta notoriété ?

Voilà, ça c’est Geneviève. Tu lui demandes de te poser une question, elle t’en pose quatre dans la même. Sagouin ! 😉.

En fait, j’ai toujours été accro aux nouveautés. Depuis mon adolescence, avec la musique, et ensuite avec les livres. Ça fait partie de mon ADN, je ne peux rien faire contre. C’est vrai, au début, j’ai commencé à parler de mes livres phares, et j’étais totalement déconnecté de ce qui se passait dans le monde de l’édition, un univers inconnu pour moi à l’époque. Je lisais seul, dans mon coin, sans en parler. J’ai d’abord créé le blog pour moi, comme un besoin de retranscrire des émotions, sans réfléchir au fait qu’on viendrait me lire. C’était il y a 7 ans, il y avait beaucoup moins de blogs.

Je ne réfléchis pas en termes de « référence », pour moi ce mot n’a pas de sens. J’essaye de proposer des retours de lecture de qualité, que je travaille, et des interviews d’auteurs qui sont pour moi le sens même du partage. J’ai le privilège d’être suivi depuis maintenant 7 ans, par les lecteurs, les auteurs et les éditeurs. Je regarde tout ça avec beaucoup d’humilité. J’ai surtout une vraie satisfaction de constater que ma bienveillance trouve écho auprès des belles ondes alentour. Je veux échanger de la passion, partager des émotions, le reste est secondaire.

Est-ce que ça a influencé ma manière de chroniquer ? Oui, sans doute, à plusieurs niveaux. J’ai appris à dire non à nombre de sollicitations, toujours avec bienveillance et toujours en restant curieux de ce qu’on me propose. J’ai aussi décidé de ne plus diffuser de chroniques totalement négatives. Quand je n’aime pas du tout un livre, je préfère garder mon énergie pour parler d’un autre que j’ai apprécié. C’est un choix réfléchi et auquel je tiens, et non pas une décision pour me faire bien voir. Si j’ai un bémol sur une lecture, ça ne m’empêche pas de le dire, mais quel intérêt de passer du temps et de déployer une énergie folle à maltraiter un livre dont l’univers ne m’a pas parlé ? J’ai trop de respect pour les auteurs (mais ça ne m’empêche pas d’aller les voir dans les salons et d’en discuter avec eux lorsque je n’ai pas aimé, en général ils sont réceptifs à ce genre d’échanges en direct). Et pour finir, oui moi l’accro aux nouveautés, je suis toujours à l’affût des futures sorties, parfois je me fatigue moi-même à ne jamais arriver à me poser 😉.

Tous les blogueurs qui font du bon boulot, en y passant du temps et en partageant des émotions, sont des influenceurs d’une certaine façon. Mais je n’aime pas beaucoup ce mot, je préfère « partageur ». Je ne réfléchis pas en termes de notoriété (je te connais Geneviève, hein, je sais que tu aimes bien me titiller, toi qui me connais si bien). Je m’en contrefiche ! Ce qui m’importe, ce sont les rencontres.

  1. Tu as dernièrement été démarché par une éditrice de chez Belfond, il en est ressorti un fabuleux recueil de nouvelles. Raconte-moi cette aventure et aussi raconte-moi ses suites.

Vous voyez ? Ça c’est Geneviève. Elle cherche toujours à mettre les autres en avant.

Bon, je dois commencer par corriger ta question. Je n’ai pas été démarché par Belfond. Ce projet a germé d’une discussion totalement informelle avec l’éditrice Céline Thoulouze. Un échange sur tout autre chose qui a débouché de manière inattendue sur cette idée de collaboration (j’insiste sur le terme qui me tient à cœur).

J’adore les nouvelles, et je trouve qu’elles sont trop peu mises en avant en France, alors que nous avons des auteurs avec un talent formidable qui n’attend que de pouvoir s’exprimer autrement. En équipe, parce que je vis cette expérience comme collective, avec des auteurs que j’ai choisis pour leur talent mais aussi pour leurs valeurs humaines.

Le thème du premier recueil « Écouter le noir » était l’audition, comme un pied de nez pour faire ressortir du positif d’un problème qui me touche personnellement, ayant des soucis auditifs. Ce recueil était prévu au départ pour se suffire à lui-même.

Mais j’ai assez vite pensé que l’idée de décliner les autres sens pouvait être fantastique. J’ai donc proposé l’idée, que Belfond a acceptée deux jours avant la sortie du premier, belle preuve de confiance !
« Écouter le noir » a rencontré son public et a surtout eu des retours hyper positifs. C’est mérité, tant les nouvelles étaient de grande qualité ! Je souhaite le même sort à « Regarder le noir ».

Pour la suite, nous verrons, avançons pas à pas 😉.

 

48 commentaires sur « Interview Miroir Blogueurs – EmOtionS versus Collectif Polar: Chronique de nuit »

  1. Coucou ^^ Génial cet interview en miroir ! Mais c’est dangereux de s’abonner aux blogs de ces deux zoulous car ensuite, ça fait monter la WISH et on se retrouve à penser à braquer des banques !!

    Mince alors, Yvan est devenu pape ! Vais-je devoir mettre un genou à terre pour lui baiser l’anneau papal ou une simple tape sur l’épaule suffira-t-elle ?? 😆

    Par contre, j’ai loupé ma vie parce que je n’ai jamais rencontré Ge. :/ Shame on me. Pour ma défense, j’ai rencontré Yvan (pour son malheur, il m’a rencontré moi, il ne s’en est pas encore remis, je pense).

    Ge, tu m’apprendras à lire en diagonale afin que je lise encore plus de livres ?? Merci 😉

    Merci pour l’interview de ces deux monuments des blogs littéraires !

    PS : j’ai dans mes « dossiers noirs » la première version du blog d’Yvan, avec une déco, heu… Non, ça ne se publie pas… PTDR

    Yvan, je l’ai suivi dans ses débuts, en plus de Babelio et je l’ai vu grandir, comme s’il avait été nourri à l’ovomaltine et aux hormones de croissance 😆 Un maître pour nous et Ge, c’est notre cheffe de file à tous aussi ❤

    Aimé par 4 personnes

    1. Quelle magnifique complément à tous ces mots 🙂 Merci 🙂
      Tu peux sans doute rectifier le complément au ratage de ta vie en la rencontrant tout bientôt. Pour ma part, c’est fait. Me voilà donc accomplie 😛
      Je voudrai bien voir ton dossier noir 😛 😛 et maintenant je comprends mieux pourquoi Yvan a grandit…l’Ovomaltine c’est de la dynamite …pouvais pas rater ça en bonne suisse que je suis 😛
      Quoi qu’il en soit tu as tout dit 🙂

      Aimé par 2 personnes

      1. Non, non, je garde ces dossiers noirs pour le faire chanter du Johnny ou au pire, pour le menacer ! Mhouhahaha

        Si Ge et moi on se rencontre, ça va péter, déchirer, l’explosion garantie. Nos pays ne s’en remettront pas 😆

        Ovomaltine, j’entend encore la voix qui dit que c’est d’la dynamite avec la voix traînante de la caricature Suisse 😛

        Aimé par 3 personnes

      2. Je paierais cher aussi, mais ce sera comme Nessie, on ne le verra jamais ! Comme un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais. Mais on peut se l’imaginer chanter du Johnny…

        Nous avons été bercée par la pub d’ovomaltine, aussi ! Si nous sommes de la même génération :p

        Aimé par 2 personnes

  2. Géniale cette interview! Super idée Valerie de les mettre en miroir comme ça!
    Tant de bonheur de vous lire et tant de complicité que l’on ressent dans vos réponses! J’adore!
    Au plaisir de te rencontrer un jour ma chère Magicienne.
    Dans tous les cas, vos blogs sont une référence en féerie sur la blogosphere, alors ne changez rien! Vous êtes géniaux!

    Aimé par 2 personnes

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s