La disparition d’Annie Thorne – CJ Tudor

English version of what I think about it below

Extrait:

« Cheryl est trop endurcie pour vomir, mais son haut-le-coeur ne lui échappe pas. Lui-même sent son estomac se révulser, mais il parvient à combattre la nausée.
Son appréciation de la situation était très en deçà de la réalité. C’est un putain de cauchemar.
Le garçon dît sur son lit, vêtu d’un t-shirt trop grand, d’un short large et de chaussettes de sport blanches. L’élastique de ces dernières s’enfonce profondément dans la chair boursouflée de ses mollets.
Des chaussettes d’un blanc immaculé, ne peut s’empêcher de noter Gary. Aveuglant. Intensément propre. Comme dans une pub pour la lessive. Ou peut-être ne le paraît-il que par contraste avec le reste, intégralement rouge. Un rouge sombre, dont le t-shirt, les oreillers et les draps sont imprégnés. Et à la place du visage, une masse écarlate indistincte aux traits indiscernables où s’agitent parmi la chair défoncée mouches et scarabées. »

4ème de couverture:

Une nuit, Annie a disparu de son lit. Il y a eu des recherches. Tout le monde imaginait le pire. Finalement, au bout de quarante-huit heures, ma petite soeur est revenue. Mais elle ne voulait pas – ou ne souhaitait pas – dire ce qui s’était passé.
Quelque chose lui est arrivé. Je ne peux pas expliquer quoi. Je sais juste que, quand elle est rentrée à la maison, elle n’était plus la même. Elle n’était plus ma Annie.
Je ne voulais pas avouer aux autres et encore moins à moi-même que, parfois, j’avais peur d’elle.
Et puis, il y a deux mois, j’ai reçu un e-mail: Je sais ce qui est arrivé à votre soeur. Ca recommence…

Ce que j’en pense…

Ayant adoré L’homme craie, je me suis bien entendu jetée sur ce petit dernier avec grande avidité.

Au début, j’avais beaucoup de choses à dire sur ce récit.  J’avais retrouvé avec grand plaisir la plume et le style remarquable de CJ. Tudor. Ses mots porteurs avec cette pointe d’ironie. Elle manie, d’ailleurs, la plume comme une épée et touche juste là où il faut…en plein cœur.

L’atmosphère était froide et pesante. On sentait que quelque chose était tapi dans l’ombre prêt à bondir. Ce village sur fond de mine désaffectée qui semblait avoir pris la noirceur du charbon présageait le meilleur. Une enfance, comme dans son précédent, omniprésente.
Je lisais, avançais dans l’attente qu’il se passe quelque chose…Mais je dois te dire que j’ai attendu longtemps…Et là survient l’inquiétude. Une scène, puis une autre et tu vois venir…Et tu te dis « Oh non pas ça ». Tu continues en espérant que tu te trompes, que ce n’est pas l’image que tu vois apparaître dans ta mémoire de lectrice, que ce n’est pas possible…Et tout bascule à la grosse déception…

Difficile de t’expliquer pourquoi sans spoiler mais je te dirai juste que la suite est une copie conforme d’un fameux livre de Stephen King…
Et pour moi, désolée, mais il y a des livres, des idées auxquels on ne touche pas. Ils ou elles sont trop mythiques pour qu’un ersatz ne paraisse pas ridicule.

Je ne vais pas en dire plus, tant ma frustration est grande et ma déception pire encore…

A toi de juger, ton avis reste et restera toujours le meilleur

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La disparition d’Annie Thorne – CJ Tudor – Editions Pygmalion – 408 pages – 2019

Autre chronique:  L’homme craie

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What I think about it…

Having adored « The chalk man », I of course threw myself at this new one with great greed.

At first, I had a lot to say about this story. I was very happy to find CJ’s pen and remarkable style again. Her key words with that touch of irony.
She handles the feather like a sword and touches right where it is needed… in the heart.

The atmosphere was cold and heavy. We felt that something was lurking in the shadows ready to jump. This village on a background of an abandoned mine that seemed to have taken the darkness of coal was the best predictor. A childhood, as in its previous one, omnipresent.

I was reading, moving forward waiting for something to happen… But I must tell you that I waited a long time… And there comes the worry. One scene, then another and you see it coming… And you think to yourself, « Oh no, not that. » You go on hoping that you are wrong, that it is not the image you see appearing in your memory as a reader, that it is not possible… And everything changes to the big disappointment…

It’s hard to explain why without a spoiler, but I’ll just tell you that the rest is a true copy of a famous book by Stephen King…
And for me, I’m sorry, but there are books, ideas that we don’t touch. They are too mythical for an ersatz not to look ridiculous.

I’m not going to say any more, as my frustration is so great and my disappointment even worse….

It’s up to you to judge, your opinion remains and will always remain the best

 

 

9 commentaires sur « La disparition d’Annie Thorne – CJ Tudor »

    1. Bonjour,
      Je ne peux malheureusement pas te le dire ici puisque le commentaire se verra par tout le monde…Donne moi une adresse mail et nous pourrons alors communiquer en privé 🙂

      J'aime

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