La première fois qu’on m’a embrassée, je suis morte – C. Oakley

Extrait:

Un jour, un garçon m’a embrassée et j’ai failli en mourir.
Je me rends compte qu’on peut facilement prendre cette phrase pour le début du récit mélodramatique d’une adolescente, raconté d’une voix stridente et ponctué de cris perçants. Mais je ne suis pas une adolescente. Et je le dis dans un sens on ne peut plus littéral. Voilà comment ça s’est passé.
Un garçon m’a embrassée.
Mes lèvres ont commencé à me picoter.
Ma langue a enflé pour emplir ma bouche.
Ma trachée s’est fermée, me coupant le souffle.
Tout est devenu noir.
C’est déjà assez humiliant de tourner de l’œil après son premier baiser, et encore plus quand on apprend que le garçon en question ne vous a embrassé que pour gagner un pari ; que votre st si intrinsèquement inembrassable qu’il lui fallut 50 dollars pour le convaincre de poser ses lèvres sur les vôtres.
Pire que tout : j’avais parfaitement conscience que ce baiser pouvait me tuer. Du moins, en théorie.
À l’âge de six ans on m’a diagnostiqué une dermatite de contact type IV aux cellules cutanées humaines étrangères. C’est le jargon médical pour dire que je suis allergique aux autres gens. Oui, aux gens. Eh oui, c’est rare : nous ne sommes qu’une poignée dans toute l’histoire de l’humanité à en avoir été atteints.

4ème de couverture:

Fantasque et drôle, Jubilee Jenkins souffre d’un mal extrêmement rare : elle est allergique au contact humain (pour résumer aux gens). Après un épisode qui a failli lui coûter la vie, elle décide de ne plus sortir de chez elle. Mais à la mort de sa mère, Jubilee doit affronter le monde et les gens. Elle trouve refuge à la bibliothèque municipale, où elle décroche un travail, et y rencontre Eric Keegan, un homme divorcé qui vient de s’installer en ville avec son fils adoptif, un petit génie perturbé. Bien qu’il ne comprenne pas pourquoi Jubilee le tient à distance, il est sous le charme… Ces trois-là n’étaient pas destinés à se croiser et pourtant seule leur rencontre va leur permettre de s’ouvrir à la vie et à l’amour, formant ainsi un trio irrésistible.

Ce qu’Elisa en pense…

Pourquoi ai-je acheté ce livre ? Mais quelle question ! Comment ne pas être intrigué par le titre de ce roman ? Alors hop c’est parti !

J’avoue avoir eu un peu peur quand j’ai lu « traduit de l’anglais » car on ressent un manque de fluidité dans l’écriture. Mais au fur et à mesure, on arrive à passer outre car on est pris dans l’histoire. Le début est un peu longuet et pas très entraînant mais ça vaut le coup de continuer et de ne pas abandonner le livre. Car la suite de l’histoire nous réserve beaucoup de choses intéressantes.

Une romance vraiment pas comme celles qu’on a l’habitude de lire. Celle-ci est drôle, étrange, et surtout très émouvante. Il se peut même que j’y aie laissé quelques larmes. L’auteure aborde aussi toutes les relations familiales malgré leur nature souvent compliquée.

On se retrouve dans la tête de deux personnages suivant les chapitres. J’aime beaucoup les romans en « je », alors forcément que ce livre marque des points de ce côté-là. On ne se perd pas dans l’histoire car l’auteure nous montre explicitement à chaque début de chapitre si c’est Eric ou Jubilee qui est le narrateur.

On est face à beaucoup de solitude ressentie par les personnages, que ce soit Jubilee ou Aja le fils adoptif d’Eric. J’aurai aimé traverser la barrière de ces pages et les rejoindre pour passer du temps avec eux, les comprendre, et leur apporter tout le réconfort du monde.

Cette lecture a su être très percutante pour moi. Jubilee est allergique aux autres humains et on vit avec elle sa souffrance. Lorsque j’ai posé le livre, je me suis rendue compte à quel point le contact humain est vital pour nous.

Le livre n’est pas très lourd. C’est une lecture simple sans trop d’éléments à retenir et peu de personnages. De temps en temps, je trouve ça agréable.

La passion du livre est très présente dans le roman. Premièrement, sur sa couverture, on retrouve plein de livres ouverts. Deuxièmement, l’histoire se passe en partie dans une bibliothèque car Jubilee est bibliothécaire. Troisièmement et enfin, beaucoup d’ouvrages assez connus sont cités tout au long de l’histoire.

Je ne pense pas que ce livre restera à tout jamais dans ma mémoire mais j’ai passé un très bon moment avec cette lecture.

 

La première fois qu’n m’a embrassée, je suis morte – Colleen Oakley – Editions Milady – 480 pages – 2018

Publicités

9 commentaires sur « La première fois qu’on m’a embrassée, je suis morte – C. Oakley »

      1. Ca je sais que tu es sincère 🙂 Pas mon genre non plus et pourtant elle a presque réussi à me donner l’envie de le découvrir. Faut dire que dans le Young adult, y a des trucs franchement intéressant !

        Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s