Rue des fantasques – A. Blanc – 2018

Extrait:

« Se penchant sur le corps, Farel crut percevoir un léger parfum, discret, une fragrance de fleur, particulière, violette ? Cette senteur si douce, si raffinée se mêlait à celle ferreuse, fade, du sang, du bitume, du trottoir souillé. Il toucha le bras encore tiède.
Sous les projecteurs, baignant dans le ruissellement de la rue, le corps d’une jeune femme, éclaté, tassé sur le côté gauche entre le mur de soutènement, la bordure du trottoir et un véhicule, dans un espace de moins de 40 centimètres. Le bras droit désarticulé – à moitié arraché et à la main ensanglantée serrant une rose rouge – recouvrait la bouillie du visage broyé, méconnaissable, parsemé d’éclats de verre, de ciment. Seule la boucle d’oreille droite brillait dans cet amas de chair: un brillant serti de cinq saphirs. Immortels myosotis. »

4ème de couverture:

« Les perles du collier, entraînées dans un sillon de sang et d’eau de pluie, englouties par la bouche d’égout, seront vomies dans le fleuve purificateur après un voyage dans les entrailles de la ville. » Par une nuit pluvieuse, le commandant Farel, chef de groupe de la BRB, se penche sur le cadavre d’une femme tuée par balle et qui a apparemment fait le saut de l’ange depuis le 7ème étage d’un immeuble de la rue des Fantasques. En remontant La piste de ce qui semble être un contrat, Farel fait sortir du bois quelques personnages sulfureux dont une redoutable femme d’affaires, quelques-uns de ses nombreux amants, plusieurs mafieux géorgiens et, entre autres, un ministre en exercice… Grand banditisme, arnaque à la taxe carbone, banques maltaises et réseaux criminels, qui tirent les ficelles de tout ce beau monde ? Des comparses abattus, des serments trahis et une course poursuite dans le gigantesque réseau souterrain de la ville obligeront Farel à révéler au grand jour les dérives de ceux qui nous gouvernent.

Ce que j’en pense…

Premier livre de cet auteur. Je découvre !

Le commandant Farel, je ne le connaissais pas non plus et bien évidemment il est certainement plus judicieux d’avoir suivi ses aventures plutôt que de prendre en cours de route mais j’ai capté (sans doute perdu en subtilité, c’est certain.)

Une ouverture en fanfare avec des victimes à la pelle. Un Farel qui aura bien à faire. Mais, très vite l’intrigue bascule dans les méandres de la politique, du pouvoir. La taxe carbone au coeur du débat.
Là, j’avoue avoir moins adhéré. Non pas parce que ce n’est pas habilement mené et subtilement monté mais simplement parce que ce n’est pas ma tasse de thé.
L’ambiance est lourde et pesante, c’est noir foncé, très réaliste, très d’actualité, très polar, très mec et surtout très pertinent. La rue des Fantasques prend vie est deviendrait presque un personnage.
Quoi qu’il soit, même si ce n’est pas mon truc, je dois reconnaître qu’il m’a bien bluffée et que dans ce genre, c’est ultra bon !

Et puis, il y a la plume et ça je ne peux nier qu’elle est subtile. Quelque chose de poétique dans les mots, le texte. Le contraste par moment entre la légèreté et la dureté des faits m’a beaucoup percutée.

Les amateurs du genre se régaleront c’est certain !!!

Rue des Fantasques – André Blanc – Editions Jigal Polar – 264 pages

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