Il est toujours minuit quelque part – C. Lalaury – 2017

Extrait:

A la question: « Comment vous est venue cette idée de soirée terrible dont les conséquences réelles ne se font sentir que vingt ans après ? », l’écrivain répondait: « Comment viennent les idées ? Vaste sujet….(une pause). Celle-ci m’est venue sous forme d’une question morale: « Est-ce qu’un homme peut vivre en oubliant ses propres méfaits ? » ou pire: « Peut-on vivre en mettant délibérément de côté ses mauvaises actions, y compris les plus extrêmes ? » Toutes ces interrogations, je les ai reformulées en une seule: « Comment vit un homme qui a commis l’irréparable et ne s’est jamais fait rattraper par son passé ? »
Bill survola le reste de l’interview et ses yeux s’arrêtèrent sur une autre question posée à Kirkpatrick.
« Vous pensez donc qu’il peut exister des individus qui, jamais, ne culpabiliseraient après avoir commis des meurtres de sang froid ? »
– Je crois, oui, répond Kirkpatrick. Il n’y a pas que les tueurs en série et les sociopathes qui peuvent vivre avec le crime, j’en suis convaincu. On m’objectera que c’est très rare et que M. Tout-le-Monde ressentira toujours une forme de culpabilité, mais c’est faux. Il regrettera surtout d’avoir fait quelque chose susceptible de lui attirer des ennuis. De faire s’effondrer son petit monde construit sur un mensonge et…

4ème de couverture:

Bill Herrington est un homme heureux. La cinquantaine approchant, il a une femme qu’il adore, deux filles aimantes, et un poste de professeur de littérature dans une prestigieuse école préparatoire. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes… jusqu’au jour où il trouve dans son casier l’exemplaire d’un roman à sensation publié par un mystérieux inconnu : Richard Philip Kirkpatrick. Pas de quoi chambouler le professeur Herrington.
À un détail près : ce roman raconte une histoire vraie. L’histoire d’un crime dont Bill est persuadé que personne n’’en avait eu connaissance. C’est du moins ce qu’il a toujours cru.
Ce livre étrange va bientôt envahir l’existence de Bill et tout contaminer autour de lui à la façon d’un virus. Sa vie paisible et confortable, ainsi que son équilibre psychologique, vont vite menacer de voler en éclats sous l’effet dévastateur de ce roman vengeur qui a réveillé tous les fantômes du passé

Ce que j’en pense…

Un livre, il faut le dire, surprenant.
Sous ses airs assez simples, il s’avère addictif et j’avoue m’être retrouvée happée par l’histoire. Une envie folle de comprendre ce qui a bien pu se passer sur cette île 20 ans auparavant.

Une montée crescendo. Des pièces de puzzle qui s’emboîtent l’une après l’autre. Des bribes d’histoire qu’on récolte pour comprendre. Pourquoi ? Comment ?

Une atmosphère oppressante. Des personnages intéressants, torturés par les démons du passé. Une vision de la culpabilité, de la conséquence des actes, de cet effet papillon qui peut poursuivre quelqu’un des années durant.
Et peut-être ou devrais-je dire surtout la recherche de rédemption.

Tout se passait admirablement bien jusqu’à la chute 😕 Cette dernière m’a quelque peu frustrée. Pas assez développée. Pas forcément à la hauteur de ce qu’elle aurait pu être. Un manque d’explication certain. L’envie d’en savoir plus, d’aller plus au fond des choses. C’est fort dommage…

J’ai, toutefois, eu du plaisir lors de cette lecture et, bien entendu, votre avis restera le meilleur 🙂

 

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3 commentaires sur « Il est toujours minuit quelque part – C. Lalaury – 2017 »

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