Il y aura des morts – P. Senécal – 2017

Extrait:

« -Je comprends que cela vous horrifie, c’est une réaction normale lorsque l’on croit à la logique des événements. Mais comme je vous l’ai dit, on contrôle si peu de choses. C’est pour cette raison que la vie, paradoxalement, n’est pas si étonnante qu’n le prétend puisque tout peut arriver. Cette possibilité du « tout » annihile la notion même de surprise, vous ne pensez pas ? Et aussi bien vous faire à l’idée, Monsieur Mongeau: que vous le vouliez ou non – et je dirai même: que nous le voulions ou non- , il y aura sans doute d’autres morts.
Elle relève le menton et laisse entrevoir une expression désillusionnée, presque tragique.
– Il y aura toujours des morts.
Une sensation désagréable parcourt l’épiderme de Carl, comme si un serpent visqueux glissait le long de son dos. »

4ème de couverture:

À huit heures vingt-quatre, ce vendredi 12 août 2016, Carl Mongeau émerge du sommeil sans se douter qu’aujourd’hui, sa vie basculera dans un cauchemar paranoïaque. Même si, comme tout le monde, il connaît son lot de petits problèmes et d’irritations diverses, il mène une existence somme toute frappée par les sceaux de la quiétude et de la sérénité, mais dans moins de neuf heures, ceux-ci disparaîtront, et ce, de façon définitive.
Pourtant, la journée de Carl, propriétaire du bar Le Lindsay à Drummondville, s’annonce normale. Le seul événement vraiment étrange est la visite de cette inconnue qui lui annonce quelque chose de troublant. Mais comme il s’agit sans doute d’une blague de mauvais goût, Carl se concentre plutôt sur les festivités du 20e anniversaire de son établissement qu’il prépare avec minutie. Car l’homme de cinquante et un ans, malgré quelques déceptions (comme sa séparation après vingt-huit ans de vie en couple) a toujours contrôlé son existence et aujourd’hui, il considère qu’il mène la vie presque parfaite qu’il mérite.
… sauf qu’à partir de 17:05, l’anniversaire de son bistrot sera le dernier de ses soucis. Comme tout ce qui concerne l’organisation de son quotidien, d’ailleurs.

Ce que j’en pense…

Novembre, c’est l’arrivée des mauvais jours, du froid. C’est pas folichon et je n’aime pas particulièrement cette période. Mais novembre c’est aussi l’arrivée du nouveau Senécal et ça, ça a de quoi me remettre le moral au beau fixe et me faire attendre ce mois-ci avec impatience !

Autant dire que j’ai tout posé, me suis enfermée et ai attaqué de suite.

On se demandait si ? On se demandait quand ? On se demandait comment ? Et bien c’est là mais je ne vous en dirai pas plus 😜

Il y aura des morts, c’est une course poursuite à travers Drummondville à t’en donner le tournis. A en perdre le souffle. Enfile ton jog et mets tes baskets si tu veux arriver à suivre !
C’est des chapitres où les minutes s’égrènent une à une, où le temps semble court ou long selon de quel côté l’on est.
C’est bien difficile à chroniquer sans révéler quoi que ce soit, sans spoiler à tour de bras cette histoire complexe où chaque élément, chaque découverte apporte une pierre à l’édifice et nous fait entrer plus profondément encore dans un monde parallèle, dans une dimension où tout devient possible…même le pire…
C’est des personnages sans nom ni prénom. Juste l’italien, le black, queue de cheval et j’en passe…
C’est difficile de dire qui est victime ou bourreau puisque chacun a ses raisons très valables de faire ce qu’il fait. Comme dans la vraie vie, rien n’est tout noir ou tout blanc.
C’est pousser un personnage dans une situation tellement foldingue qu’il ne peut plus faire confiance à personne. Où même les êtres chers deviennent potentiellement suspects.

Quand les gens autour de toi tombent comme des mouches.
Quand à chaque fois que tu ouvres la bouche en sort un cadavre.

Et si tu ne pouvais pas fuir ?
Et si où que tu ailles, un tueur était là, prêt à te tomber dessus ?

Un livre tout en poursuite. Une sorte de 24 heures chrono et j’avoue ….ça m’a lassée…
Ouais…c’est une grande première et après ça,  vous ne pourrez jamais dire que je ne suis pas objective ☹️
Me voilà pour la première fois vraiment mitigée après avoir lu un livre de mon dieu littéraire. Je l’ai lu d’une traite. Avidement. J’ai passé un très bon moment mais pas eu LE truc. Cette sensation inégalable au moment où tu fermes le livre. Ce « wow la vache ! Putain le truc ! Il a osé !  » Ou je ne sais quoi encore. Ce truc qui te barbouille le bide. Qui te laisse une trace. Qui te fait réfléchir. Qui te percute…
La magie n’a pas opéré mais rassurez-vous, Patrick garde sa first place de choix dans mon cœur et je continuerai à vous rabacher les oreilles quand à son talent 🙂

Ce n’est bien sûr que mon humble avis et votre propre lecture restera votre meilleure opinion mais j’avoue être très curieuse de ce que vous en penserez ???

Il y aura des morts – Alire – 554 pages

 

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8 commentaires sur « Il y aura des morts – P. Senécal – 2017 »

    1. J’ai eu la chance de le recevoir par son éditrice mais vous pouvez le trouver directement sur le site de l’éditeur Alire (alire.com) en version papier ou en e-book ou sur Amazon en e-book. Malheureusement Alire n’est pas diffusé en Europe mais je pense par contre que si vous demandez à votre libraire, il doit aussi pouvoir le commander.

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