Il court, il court le furet – M.J Arlidge – 2016

Extrait:

« A les croire, il avait bien mérité de se faire assassiner, elle n’était pour sa part qu’une salope frigide qui avait poussé son bonhomme à la mort, et puis d’abord son défunt mari n’était qu’un pervers atteint du sida et qui rôtirait en enfer, leur fille avait la syphilis et elle allait bientôt devenir aveugle…
Les flics avaient eu beau lui raconter qu’ils étaient là pour veiller sur elle, qu’ils la protégeraient, de quoi se moquaient-ils ? Il n’y avait plus de pitié sur terre, plus de bienveillance. Il ne restait que des vautours, qui vous fouillaient les entrailles, se repaissaient de votre chagrin et de votre tristesse. »

4ème de couverture:

Southampton, quartier rouge. Le corps d’un homme est découvert. Atrocement mutilé, le cœur arraché. Peu de temps après, un colis est déposé au domicile de la victime. Sur un écrin de journaux, repose… son cœur. Bientôt, un autre corps est retrouvé. Même mise en scène macabre. La peur s’empare de la ville.
Pain bénit pour les tabloïds, le tueur en série est bientôt comparé à Jack l’Éventreur. Pourtant, ce ne sont pas les prostituées qui sont visées mais leurs clients. Les victimes, des hommes en apparence bien sous tout rapport, fréquentaient tous en secret les bas-fonds de la ville.
Le commandant Helen Grace est chargée de l’enquête. Le tueur est déchaîné. À elle de l’arrêter avant qu’il ne frappe à nouveau.

Ce que j’en pense…

J’enchaîne donc la suite d’Am Stram Gram qui d’ailleurs est une vraie suite.
Lire « Il court, il court le furet » avant tiendrait carrément du spoil et ne pas avoir lu « Am Stram Gram » vous empêcherait vraiment de tout comprendre. Parfois ce n’est pas indispensable mais là, c’est catégorique !

On bascule cette fois dans le monde de la prostitution et de la pornographie. Des hommes infidèles, des couples qui battent de l’aile.
Un livre qui respire le désespoir. Des protagonistes tous plus paumés les uns que les autres, pour lesquels on ne sait plus très bien s’il faut exprimer du dégoût ou de la compassion.
Comme dans la vraie vie, personne n’est finalement tout noir ou tout blanc et c’est réellement ce qui ressort de cette excellente intrigue.

Une femme, tueuse en série, comme dans l’opus précédent…Arlidge doit avoir quelque chose contre les femmes… non ?
Une atmosphère bien glauque. Les cadavres s’amoncellent. La poursuite est effrénée. Des revirements de situation auxquels on ne s’attend pas. Rapide, vif, incisif !

Beaucoup plus d’émotions que dans le premier et une forme d’évolution dans l’écriture.
Le développement des personnages au fils des livres est admirable. Il est tel que l’on plonge dans leur vie dans leur passé, leur douleur, leurs problèmes de manière remarquable. On s’attache, on a l’impression de s’en faire des amis !
De nouveaux personnages apparaissent.
Qui donc est Robert ? Que nous cache encore Helen ?

Emilia la journaliste est plus que jamais présente et nous apporte ce regard sur une presse avide de sensationnel, prête à tout pour un scoop, même à détruire une vie s’il le faut. C’est à gerber !!!

L’auteur nous apporte une dimension toute particulière avec le personnage de Nicola atteinte du « Lock in syndrom ». C’est saisissant !

Addictif, assez différent du premier, plus travaillé, plus émotionnel…j’ai franchement adoré  et vous ?

Moi ? Je cours attaquer le suivant, « La maison de poupée »

 

 

 

 

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2 thoughts on “Il court, il court le furet – M.J Arlidge – 2016

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