Interview S. Destombes – avril 2017

Si tu devais te décrire en 5 mots…

Jamais facile cet exercice. Je ne suis pas sûre d’être la mieux placée pour parler de moi mais puisque c’est le jeu… En cinq mots, je dirais :

Pragmatique, cynique, mesurée, anticonformiste et fidèle.

C’est moi ou ça ne vend clairement pas du rêve ?!?

Comment t’est venue la passion pour l’écriture ?

Passion est un mot un peu fort en ce qui me concerne (j’ai dit que j’étais mesurée ?). Je dirais plutôt un plaisir récent et terriblement enivrant qui m’est tombé dessus sans crier gare. À un moment de ma vie, j’ai eu besoin de trouver une drogue plus forte que la lecture et j’ai commencé à écrire les premières lignes de La Faiseuse d’anges. C’était juste un passe-temps que je partageais avec mes proches. Et j’ai fini par me prendre au jeu…

As-tu des habitudes précises, des trucs du genre TOC que tu réalises systématiquement lorsque tu commences à écrire ou au moment où tu tapes le mot FIN ?

Aucun toc ou rituel. J’ai juste besoin d’être totalement disponible dans ma tête c’est pourquoi je n’écris que l’été, durant mes vacances. Pour autant, il peut y avoir du bruit autour de moi, de la musique ou des amis en pleine discussion, du soleil ou un orage tonitruant, ça ne me pose aucun problème. Je suis totalement dans ma bulle dès que je commence à écrire. Quant au mot fin, à part ressentir un terrible vide, je n’ai pas d’habitude particulière. Pas encore, tout du moins.

Quel est ton livre culte ou ton auteur culte ?

Pour l’auteur, impossible de répondre car ma réponse ne cesserait de varier en fonction des années. Je peux dire éventuellement que j’aime toujours autant Barjavel et Benacquista, que Henri Lœvenbruck et Joël Dicker sont des auteurs que je vais suivre de près, que j’attends désormais chaque nouveau roman de Nick Gardel avec impatience…

Maintenant, si je devais citer un livre culte, je dirais « Hichtcock » par Truffaut car ces deux réalisateurs ont eu une énorme influence sur ma vie professionnelle.

Un film qui t’a marquée ces dernières années ?

J’aurais bien aimé avoir une réponse super intello sur ce coup mais non, j’ai beau chercher je ne vois pas de film qui m’ait vraiment marquée ces dernières années. Je vais donc répondre : Kingsman. Parce que je suis fan de l’humour anglais, de Colin Firth et de Mark Strong. Matthew Vaughn comme Guy Ritchie sont des réalisateurs qui me font du bien !

Si tu pouvais posséder un tableau d’un grand artiste, lequel serait-ce ?

Un Pollock mais aux couleurs vives. J’aurais l’impression de passer gaiement le test de Rorschach avec une réponse différente tous les jours.

Quel(s) type(s) de musique écoutes-tu ?

C’est très éclectique. Tout dépend de mon humeur ou de mes attentes. Ça peut aller de Bach à la Trip-Hop, de Nina Simone à Radiohead.

Si tu pouvais voyager dans le temps, dans quelle époque irais-tu ?

J’aurais aimé avoir quinze ans dans les années 50 pour vivre la révolution sociale et culturelle des années 60.

Pourquoi faire le lien avec le drame de l’Ordre du temple Solaire dans ton dernier livre « Ils étaient cinq » ? Qu’est ce qui t’a poussé à revenir là-dessus ?

Cette histoire m’a vraiment marquée. L’année précédant le drame, nous avions pu suivre en direct le siège de Waco mais ça se passait loin de chez nous et les Américains nous avaient déjà habitués à des scènes surréalistes. Tout à coup, cette folie se passait chez nous. Même si je ne suis pas Suisse, je ne ressens pas une réelle frontière entre nos deux pays. Je n’oublierai jamais l’image de tous ces corps recouverts de draps blancs. Nous découvrions pour la première fois l’étendue des sectes et de leurs dérives. Elles existaient bien avant mais nous ne savions rien. Une boîte de Pandore s’est ouverte ce jour-là.

Pourquoi la Suisse ? Juste à cause de l’OTS ou pour une autre raison ?

L’OTS m’y a conduite, c’est vrai, mais j’ai un réel attachement pour la Suisse. Adolescente, j’ai passé de nombreuses vacances au bord du lac Léman. J’étais du côté français mais je passais des heures à observer la rive opposée et j’y trouvais beaucoup de sérénité, ce qui relevait du miracle à cet âge-là !!

Un nouveau livre en préparation ?

Jamais et en même temps toujours, j’imagine. L’été nous le dira !

 

Un grand merci à Sandrine pour son temps et sa sincérité 🙂

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