Interview Johana Gustawsson – Mars 2017

  • Si tu devais te décrire en 5 mots…

Vraiment pas saine d’esprit !

  • Comment t’est venue la passion pour l’écriture ? L’écriture de thriller est-elle un choix ou est-ce une évidence ?

Ma passion pour l’écriture vient de ma passion pour la lecture ; c’est en lisant que j’ai voulu, à mon tour, « taquiner de la plume », comme disait mon grand-père. Quant au choix du thriller, je dirais que j’écris ce que j’aime lire. Depuis que ma mère m’a mis La Mystérieuse Affaire de Styles entre les mains, à sept ans, le polar est devenu mon genre de prédilection. Nous entretenons d’ailleurs une relation assez obsessionnelle et quelle que soit ma lecture du moment, je termine toujours par quelques pages d’un polar ou thriller avant de rejoindre Morphée.

  • As-tu des habitudes précises, des trucs du genre TOC que tu réalises systématiquement lorsque tu commences à écrire ou au moment où tu tapes le mot FIN ?

Bizarrement non, pourtant les TOC, ça me connaît ! J’ai simplement les tripes complètement noueés avant de commencer l’écriture. Pendant deux, trois jours avant de m’y mettre, je repousse l’échéance et réorganise mes placards et armoires, par exemple…

  • Est-ce qu’au moment de commencer à écrire, tu as déjà un plan précis en tête ou ton histoire prend forme au fil des pages ? Où puises-tu ton inspiration ?

Je réalise un plan précis avant de me lancer dans l’écriture. Une fois que j’ai défini l’intrigue dans ses grandes lignes, je me lance dans les recherches, qui me permettent d’établir un squelette, c’est à dire un plen détaillé du livre ; vient ensuite l’écriture. L’inspiration vient de tout et de partout : un livre, un tableau, un lieu, une atmosphère, un article, une émission de radio, de télé, un film, une personne croisée dans le métro… tout est prétexte à tuer des gens !

  • Quel est ton livre culte ou ton auteur culte ?

Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand : « Ton nom est dans mon cœur comme dans un grelot, et comme tout le temps, Roxane, je frissonne, tout le temps le grelot s’agite et le nom sonne »… Je ne m’en remets toujours pas !

  • De quel roman aurais-tu aimé être l’auteur et pourquoi ?

Je suis incapable de donner une réponse : j’aurais l’impression de déposséder l’auteur de son œuvre… Je dirais que j’admire les écrivains qui ont créé des peresonnages si forts, qu’ils semblent s’installer dans notre salon. Hercule Poirot, par exemple…

  • Un film qui t’a marquée ces dernières années ?

La Peau que j’habite, de Pedro Almodovar. Sublime dans sa perversion.

  • Un tableau d’artiste chez toi ? Même si ce n’est, bien sûr qu’une copie. Ou si tu pouvais posséder un original, lequel serait-ce ?

Je me sentirais coupable de posséder un original chez moi : je priverais tellement de monde de la joie de le contempler ! Le choix est cornélien… je dirais Guernica de Picasso. Pour ce qu’il dénonce.

  • Ton plat préféré ?

Un plateau de fromages, avec du bon pain. Et un succulent rouge.

  • Quel(s) type(s) de musique écoutes-tu ?

J’écoute du jazz ou de la musique classique. En ce moment, je suis de nouveau dans une phase Lisa Ekdahl, divine voix suédoise.

  • D’ailleurs, écris-tu dans un silence total ?  En musique ?  Ou ?

Silence total, oui ; parfois musique classique, Mozart ou Bach, mais rarement en phase d’écriture. J’écris dans mon bureau, avec une bonne réserve d’eau, thé au lait et de fruits secs (pour éviter les tartines de fromage !).

  • Si tu pouvais voyager dans le temps, dans quelle époque irais-tu ?

Je ne voyagerais pas bien loin : j’irais dans les années 1930, dans la maisonnée d’Agatha Christie et je l’observerais au travail et l’accompagnerais en voyage…

  • « Mör » vient de sortir alors que « Block 46 » prend son envol chez les anglophones: Que ressens-tu au moment où ton bébé quitte le nid ? Qui plus est, lorsqu’il prend un tel essor ?

Je trouve que c’est complètement surréaliste ! Jamais je ne m’attendais à tout ce qu’il arrive de formidable à Block 46 ! J’ai du mal à réaliser, en fait…

  • Avec « Block 46 », tu étais dans la relation du père, avec « Mör » tu es clairement dans celle de la mère. Pourrais-tu nous éclairer sur ces choix ? D’ailleurs, est-ce vraiment un choix ou quelque chose que tu te dois te « sortir » ?

Ce choix n’était pas conscient… Mais il est profondément cathartique : avoir des enfants avec mon mari a été difficile et nous nous sommes trouvés face à des choix douloureux qui m’ont fait me questionner sur la paternité et la maternité ; Block 46 et Mör m’ont permis d’exorciser mes démons.

  • Un troisième bébé prévu ? Avec les mêmes personnages ? (Dis oui, dis oui 😜 )

OUI !!!!! J’attaque cette semaine et OUI avec les mêmes personnages… Je ne suis pas encore prête à les quitter, c’est mon côté mère méditerranéenne !

 

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