Je sais pas – B. Abel – 2016

Extrait:

« Satanée gamine ! Qu’est-ce qui passe par la tête des enfants quand ils agissent de la sorte ? A cette heure, ils devraient tous être dans le car, en route vers l’école, à entonner à tue-tête des chansons débiles. Sans compter qu’ils prennent un sérieux retard et que si ça continue comme ça, toutes les pharmacies seront fermées quand ils seront enfin de retour. Mylène sera alors obligée de courir jusqu’à un établissement de garde pour se procurer le stylo d’insuline promis à son père et, du coup, payer le supplément de nuit. Tout ça à cause de cette petite peste qui, elle ne sait pas pourquoi, lui a chié dans les bottes cet après-midi.
L’institutrice repense à l’attitude d’Emma, cette virulence avec laquelle l’enfant s’est opposée à elle, sans raison apparente. Son refus obstiné de venir construire une cabane dans son groupe, sans donner la moindre explication d’un tel rejet. Emma est une petite fille un peu étrange, ce n’est pas nouveau. Elle a parfois un comportement agité, se montre difficile ou capricieuse, forçant son institutrice à hausser le ton pour se faire obéir. Mais jamais elle n’a été si délibérément effrontée. Refuser de se joindre au groupe et ensuite l’accuser de cette exclusion relève d’une volonté manifeste de conflit. Or il n’y a aucune raison pour qu’Emma lui en veuille personnellement. »

4ème de couverture:

Une belle journée de sortie des classes qui vire au cauchemar.
Une enfant de cinq ans a disparu.
Que s’est-il passé dans la forêt ?
À cinq ans, on est innocent, dans tous les sens du terme.
Pourtant, ne dit-on pas qu’une figure d’ange peut cacher un cœur de démon ?

Ce qu’Isabelle en pense…

À l’instant je viens de fermer le livre et vous livre à chaud mon ressenti… whaou ! Un livre qui se lit d’une traite ; un infernal huit clos de trois jours avec des protagonistes dont aucun, au cours de votre lecture, ne suscitera, ou très difficilement, votre empathie.
Pour résumer l’intrigue, la disparition d’une petite fille de 5 ans suivie de celle de son institutrice durant une sortie scolaire … Parallèlement se greffe une histoire d’adultère. Trois jours d’enfer durant lesquels vous entrez dans la tête de chacun des personnages; les émotions décrites sont très justes et très fortes . Toute la force du roman réside dans cette description de la psychologie de chaque acteur et l’évolution de celle-ci face à des faits implacables. Vous vivez successivement leurs colères , leurs angoisses, leurs craintes, leurs remords dont chacun est en proie, ainsi que leurs incertitudes ou leur calvaire et cela jusqu’au dénouement, que certes je présageais, mais suivi d’un épilogue court et explosif. J’ai adoré ce final. Il propulse pour moi cette lecture en thriller psychologique de haut vol.
J’ai ainsi découvert le style Barbara Abel, compatriote 😉, avec une écriture très fluide, très aboutie ,très prenante. Bravo.
Au plaisir de lire d’autres opus.

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