Les démoniaques – M. Köping – 2016

Extrait:

« Ils reprennent en chœur:
 » Joyeux anniversaire, salope ! Joyeux anniversaire, salope ! Joyeux anniversaire salope ! Joyeux anniversaire ! »
Ils l’ont encerclées, hilares, à poil. Ils sont tous là, son père, son oncle, Simplet, Waldberg, Delveau, Beloncle. Elle est à quatre pattes au milieu de la meute, fragile et nue, déchirée de sanglots. Son père la maintient par les cheveux.
Elle s’appelle Kimy.
Ce soir, on fête ses quinze ans. »

4ème de couverture:

Drogues, meurtres, esclaves sexuelles, pédophilie. Au cœur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au cœur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel. 

Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oubliera sa colère.

Dans un thriller à la densité paroxystique, Köping prend le lecteur à la gorge et connecte, page après page, les fils d’une bombe à retardement.  Une onde de choc étourdissante qui fait figure d’événement dans la scène littéraire française.

Ce que j’en pense…

Un livre choc, un livre qui claque !

Une immersion dans les bas-fonds (y a-t ‘il plus bas que les bas-fonds ?) du trafic en tout genre, là où la femme a moins de valeur qu’une voiture, là où les magouilles sont juste une normalité quotidienne.

La sensation de me retrouver près de 30 ans auparavant à la lecture de « Moi, Christiane F, 13 ans, droguée, prostituée. Dans ce monde qui, quelque part, ne semble pas exister…Ce monde qu’il est impossible d’imaginer sans l’avoir vécu…Ce monde que personne ne veut connaître…

Qu’a donc vécu Mattias Köping pour être capable de retranscrire avec autant de précision ce milieu pourri ? Ce milieu où les sentiments ont été détruit, ou l’espoir devient incongru ou tout simplement absent.

La trame a un côté « déjà vu », prévisible et sans trop de surprise mais l’écrit en fait quelque chose de tout spécial. Des phrases courtes qui transpercent comme un coup de poignard. Chaque mot est douleur. Chaque mot ramène direct à une image, un tsunami d’images…
Ça baigne dans la fange, dans la crasse, dans le dégueulasse, dans l’innommable, dans tout ce qu’il y a de pire dans notre pauvre humanité.
Prévoyez, d’ailleurs, un seau…Certaines scènes sont véritablement à vomir d’autant plus que Mattias réussi à encrer les faits dans une réalité époustouflante…

Ça cogne, ça tape, ça clap, ça percute. C’est dur, très très dur et disons le franchement, âme sensible s’abstenir. Pas un seul instant de répit, l’horreur se déverse tel en un flot incessant et ce jusqu’au superbe final !

Une histoire de vengeance démoniaque…

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