Branches obscures – N. Frobenius – 2016

Extrait:

« Je me souviens: chaque fois qu’il avait l’occasion de démolir, ses yeux brillaient. Et quand, des années plus tard, je me suis assis pour réfléchir aux raisons pour lesquelles il avait fait ce qu’il a fait, c’est le « plaisir du mal » qui m’est venu en premier.
– Le plaisir du mal ?
Je hochais la tête, sentant combien j’étais devenu fervent.
– J’appelle ça le plaisir du démolisseur. C’est ce plaisir que vous éprouvez quand vous êtes enfant, n’est-ce pas, quand vous renversez une tour légo que vous avez passé des heures à construire. Tout l’effort, le travail minutieux pour imbriquer les pièces et trouver l’équilibre de l’édifice valent les quelques secondes d’extase quand vous le démolissez ! C’est la même joie qu’on éprouve quand on met le feu aux cheveux de ses Barbie, quand on leur arrache les bras ou leur extirpe les yeux avec une petite épingle pour voir à quoi elles ressemblent avec les yeux abîmés. »

4ème de couverture:

Auteur respecté du paysage littéraire norvégien, le père de famille Jo Uddermann mène une petite vie tranquille dans une banlieue endormie d’Oslo. Il vient de publier un roman biographique sur un ami d’enfance décédé, un livre dans lequel il n’hésite pas à étaler – au nom de la vérité littéraire – les détails les plus intimes sur son ami, à s’interroger sur l’obscurité de son âme, à se livrer à des spéculations sur sa véritable nature, dressant ainsi le portrait d’un garçon instable, manipulateur et pervers. Le roman fait polémique et bientôt des petites irrégularités viennent troubler son quotidien : des SMS étranges provenant d’un numéro masqué, une intrusion chez lui sans motif apparent, une Barbie décapitée, un chien mort gisant devant son garage, la sensation d’être surveillé. Et lorsque son éditeur l’appelle pour accuser réception de son autobiographie, sa vie bascule dans le chaos : il n’en est pas l’auteur et la seule personne qui aurait pu l’écrire à sa place n’est plus de ce monde…
Nikolaj Frobenius est de retour avec un roman insidieux profondément troublant où les frontières entre le réel et le romanesque s’effritent imperceptiblement jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucune certitude. La limite est franchie, les rôles sont inversés – l’heure de la vengeance du personnage sur son auteur a sonné.

Ce que j’en pense….

Nikolaj, je l’ai rencontré aux « Livres sur les quais » à Morges. Fort sympathique, son livre m’a bien interpellée et faible comme je suis…je n’ai pu que repartir avec …
Mais voilà un livre difficile de chroniquer simplement parce que je n’ai pas vraiment adhéré. C’était pourtant bien parti. Je trouvais l’idée bonne et l’intrigue intéressante mais la mayonnaise n’a pas pris 😕

Un livre qui traite de la confiance, de l’adultère. Du couple qui se fatigue et de celui qui part voir ailleurs.
Une histoire où le passé te revient comme un boomerang au travers la figure. Le plaisir du mal, le plaisir du démolisseur. Un livre aux limites de la folie. On ne distingue plus vraiment le vrai du faux… ça c’est pour le bien parti mais j’attendais, cependant, une montée en puissance, une chute vertigineuse qui …ne vient pas. Ce livre m’a laissé sur ma soif, sur ma faim. Je ne sais pas…un truc qui s’explique pas vraiment et qui fait que tu colles pas… J’ai eu aussi quelques peines avec l’écriture mais est-ce peut-être dû à la traduction ? Certaines phrases m’ont parues incohérentes.

Une bonne intrigue psychologique mais qui…qui…qui…voilà quoi…

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