Le cri du cerf – J. Seymour – 2016

Extrait:

« Elle ferme les yeux. Devant une mort violente, devant la vie à peine tracée, inachevée, elle a toujours besoin de se recueillir. En opposant sa propre vie à la mort couchée devant elle, elle tente de rétablir l’équilibre brisé.
Pour chaque vie, une mort. Pour chaque mort, une vie.
Sa méditation terminée, avec des gestes presque faits au ralenti, Florence écarte les plans du drap recouvrant le corps de l’enfant. Si elle y met tant de lenteur, ce n’est pas par peur de ce qu’elle va découvrir, mais bien pour ne pas déranger la mort. Cette façon de faire, elle l’a apprise de son père. Un homme qui croit qu’il faut laisser à la mort le temps de faire son œuvre, celle de transmuer l’âme en étoile. Son père n’est qu’embaumeur, il est aussi poète. Une autre façon d’apprivoiser la mort. »

4ème de couverture:

Un matin d’octobre, le sergent Kate McDougall plonge dans les eaux glacées du lac de Perkins, au Québec, et trouve le cadavre d’une fillette. Par la suite, une seconde victime confirme la présence d’un tueur en série. Pour démasquer le meurtrier, la policière doit se remémorer son passé et combattre ses démons.

Ce que j’en pense…

Je reste dans le québécois, j’y suis bien et vraiment pas l’envie d’en sortir pour le moment 🙂 Je vais de découverte en découverte et purée que c’est bon !!! Je pense presque à immigrer, d’ailleurs 😜

Le cri du cerf, c’est l’histoire sordide de fillettes disparues, tuées. C’est l’histoire d’une enquête mais c’est aussi un questionnement sur les ravages du passé qui, comme un retour de flamme, reviennent pour tout détruire sur leur passage.

Une trame bien ficelée. L’idée des pièces de scrabble est géniale. Beaucoup d’émotions, très psychologique. L’écriture est fluide, le style est excellent. Un début assez gentillet qui tourne à l’horreur crescendo tout en restant, au final, tout public. Soutenu sans être gore, on assiste à une montée en puissance dans les crimes, l’enquête mais aussi dans le passé de Kate qui semble détenir la clé de tout. Les chapitres courts, qui nous tiennent en haleine, en font un livre qui se lit facilement, d’une traite.

La place des vies privées est, selon moi, un poil trop grande. Ce qui m’a, d’ailleurs, fait un peu pensé à du Cornwell. (Peut-être à cause des gnocchis à la place des spaghettis 😜)
Mais je dois peut-être avouer qu’à force de lire des livres plus soutenu, je m’endurcis face à des scènes de vie plus légère….Faudrait peut-être que je m’inquiète 🤔

Premier opus d’une série, j’ai hâte de découvrir la suite, qui de ce que je sais est déjà publiée au Québec mais prévue l’année prochaine sur notre continent, aux éditions « Eaux Troubles ».

N’ai pu m’empêcher de faire le lien….Le cri du cerf, comme le cri des agneaux qu’on égorge…

Ça vaut le coup, c’est très bon et très addictif !!!

Je remercie infiniment  » les éditions Eaux Troubles » pour l’envoi de ce manuscrit et cette belle découverte 🙂

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Un commentaire sur « Le cri du cerf – J. Seymour – 2016 »

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