L’inciseur – S. Fitzek / Tsokos -2015

Extrait:

« Elle inspira à fond et appuya sur le couteau.
La pointe effilée de la lame traversa l’épiderme sans bruit, sans rencontrer de résistance. Elle s’était attendue à voir du sang sortir de la plaie, au moins un mince filet, mais pas une goutte ne s’écoula.
Tu aurais pu sans problème rester ici, espèce de poltron, pensa Linda, songeant à Ender. Puis, s’adressant à elle-même, elle dit:
– Ce n’est pas un être vivant, ce n’est pas de la peau. Ce n’est qu’un mannequin.
Effectivement, elle avait l’impression de manier un couteau à tapis traversant de la pâte à modeler solide. La peau s’ouvrait sans difficulté et les deux lèvres de l’incision formaient des arêtes à bord jaune, largement échancrées, laissant apparaître un muscle d’un rouge brunâtre.
– Tu es prête ? s’inquiéta Herzfeld ?
– Mentalement ou physiquement ?
– Dès que tu auras atteint le sternum, recommence l’opération à partir du menton, mais cette fois à droite et à gauche, le long de la mâchoire inférieure. »

4ème de couverture:

Paul Herzfeld dirige à Berlin le service de médecine légale de la police criminelle. Un matin, alors qu’il pratique l’autopsie d’une jeune femme, il découvre dans son crâne une capsule métallique. Quand il l’ouvre, stupeur ! Un bout de papier sur lequel figure un prénom, suivi d’un numéro de téléphone. Il le compose et la voix qu’il entend est bien celle d’Hannah… Le message enregistré ne laisse place à aucun doute : « Viens à mon secours ! Et pas à un mot à quiconque, sinon je mourrai… »
À lui de retrouver seul le psychopathe qui a élaboré ce macabre scénario et enlevé sa fille de dix-sept ans. Une course contre la montre bientôt jonchée d’autres cadavres, contenant d’autres indices.
Le 7e titre du numéro un du thriller allemand (Thérapie, Le Voleur de regards…) entraîne le lecteur dans un scénario machiavélique.

Ce qu’Isabelle en pense…

Bien longtemps que je n’avais lu un Sebastian Fitzek.

Auteur allemand journaliste de formation il s’associe pour cet opus à Michael Tsokos un médecin légiste qui dirige depuis 2007 l’institut médico-légal de la Charité à Berlin.
Une association qui donne à une intrigue rondement menée une dimension supplémentaire, que j’ai adoré, celle des détails techniques précis d’une autopsie. Je me suis régalée de ces passages…
Une ambiance bien tapée; une île, une tempête, des cadavres, une court poursuite contre la montre. Un page-turner totalement addictif.

Cependant … double bémol pour cet ouvrage, des faits forts alambiqués et trop souvent peu vraisemblables, et ce qui faisait le force de l’auteur dans ses autres romans, à savoir la manipulation psychologique, peu ou quasi inexistante dans cet opus ( bien loin de son excellent Thérapie).

Ce ne sera pas pour moi le meilleur de la série Fitzek mais il reste agréable à lire !

Ma chronique sur ce même livre: L’inciseur

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s