L’opossum rose – F. Axat – 2016

Extrait:

« Ted Mc Kay allait se tirer un balle dans le crâne lorsque la sonnette retentit. Avec insistance.
Il attendit. Impossible de presser la détente avec quelqu’un à la porte.
Qui que tu sois, va-t’en.
Mais le visiteur insistait.
– Ouvrez ! Je sais que vous m’entendez ! hurla-t-il.
La voix raisonna dans son bureau si clairement, curieusement, que Ted douta un court instant de sa réalité.
Il regarda autour de lui comme pour chercher une preuve de ce cri dans la pièce déserte-ses livres de comptes, la reproduction du tableau de Monet, le bureau et, pour finir, la lettre où il expliquait tout à Holly.
-Ouvrez-moi, s’il vous plait !
A quelques centimètres de sa tête, le Browning était de plus en plus lourd. Si l’inconnu entendait le coup partir et appelait la police, son plan tomberait à l’eau. Holly et les filles étaient à Disney World et il ne voulait pas qu’elles apprennent la nouvelle de sa mort aussi loin de chez elles. C’était hors de question »

4ème de couverture:

« L’Opossum rose est un jeu : prenez quelques ingrédients hitchcockiens, un peu de l’audace de Jules Verne, deux ou trois astuces du Mystère de la chambre jaune, quelques personnages façon Stephen King, l’atmosphère de Shutter Island, les scripts de Christopher Nolan, The Game, quelques épisodes de Lost, mélangez le tout, et vous ne pourrez plus lâcher le livre. »

Désespéré, Ted McKay est sur le point de se tirer une balle dans le crâne lorsque, le destin s’en mêlant, un inconnu sonne à sa porte. Et insiste. Ted s’apprête à aller ouvrir quand il aperçoit sur son bureau, et écrit de sa propre main, un mot on ne peut plus explicite : Ouvre. C’est ta dernière chance. Sauf qu’il ne se rappelle absolument pas avoir écrit ce mot. Intrigué, il ouvre à l’inconnu, un certain Justin Lynch. Et se voit proposer un marché séduisant qui permettrait d’épargner un peu sa femme et ses filles : on lui offre de maquiller son suicide en meurtre. Mais qui est vraiment ce Lynch ? Et quelles sont ses conditions ?

Mise en abîme impressionnante à la logique implacable, écriture d’une précision si envoûtante que le lecteur se trompe dans ses déductions, labyrinthe psychologique dans lequel se promène un étrange opossum… Federico Axat est un jeune auteur qui se hisse d’entrée de jeu dans la catégorie des John Irving et des Stephen King.

Ce que j’en pense…

Un auteur que je ne connaissais absolument pas dont l’ouvrage m’a été proposé par les éditions Calmann-Lévy, que je remercie infiniment pour leur confiance mais aussi et surtout pour m’avoir permis de découvrir ce livre et cet auteur absolument génial !

Quatrième livre de Frederico Axat, auteur argentin paru sous le titre original « la ultima salida » – « la dernière sortie » (Soit dit en passant plus appelant que le titre en français)

Une enquête non pas policière mais psychiatrique. Un homme à la recherche de la vérité sur les actes qu’il aurait commis ou pas… Son seul espoir étant de retrouver et de suivre l’opossum, au risque de peut-être se perdre.
Un plongeon dans les tréfonds de son esprit où l’on nage à contre-courant entre délires, hallucinations et réalité. On bascule à chaque nouvelle partie. On passe d' »Un jour sans fin » à « vol au-dessus d’un nid de coucou » sans passer par le Start.
On se fait littéralement mener en bateau. On comprend et puis on ne comprend plus rien. On sort la tête de l’eau pour se retrouver noyé à nouveau. On croit savoir, détenir la vérité mais ce n’est qu’illusion. On avance pas à pas dans une histoire qui semble n’avoir ni queue ni tête et qui pourtant s’avère être d’une logique implacable et totalement censée.

Un livre déroutant et surprenant. Un parcours sinueux au travers d’un labyrinthe où l’on croit trouver la sortie alors que nous nous sommes enfoncés plus profondément encore. On s’y perd un peu par moment, d’ailleurs…

Une spirale infernale où il n’est plus possible de reconnaître les gentils des méchants, de savoir qui, quoi, comment. Où chaque rebondissement nous malmène avec cette incroyable impression d’avoir été enfermé dans une machine à laver où tous les programmes sont testés les uns derrière les autres, du 30c délicat au 90c avec essorage maximum. 😱 😱
On reste cependant avec quelques interrogations même à la fin. A chacun d’y voir ce qu’il veut !

Un livre surprenant d’originalité, différent et ça c’est jubilatoire. Un style très fluide Très rythmé malgré quelques longueurs. Sensible, émouvant et touchant parfois. Un final brillant et surprenant où tout devient clair, où tout prend son sens. On en reste baba et bluffé !

Bref j’ai adoré et j’imagine vous avoir suffisamment mis l’eau à la bouche pour que vous vous précipitiez illico !

Pour ma part,  c’est clairement un auteur que je vais suivre de très très très près 😍

opossum

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s