L’insigne du boiteux – T. Berlanda -2014

Extrait:

Le prince devine leur chuchotements. Il se retourne en brandissant l’arme, une longue lame courbe, qu’il dissimulait jusqu’alors sous son manteau. Voyant la peur sur les visages, il s’attendrit. Sa voix chevrote comme celle d’une vieille cabotine. -Venez à Moi, petit troupeau ! Que je vous touche et que vous soyez sauvé ! Les curieux se sont évaporés. Le prince n’y prête pas plus attention qu’il ne se souvient de la petite rousse à trench noir et collants fluo du Snow club

Synopsis:

Macabre découverte dans l’appartement de la famille Revermont. Monsieur a été tué d’une balle dans la tête, Madame totalement taillée en lanières à la machette et leur fils de 7 ans est retrouvé juché sur un échafaudage de meubles…pour qu’il puisse bien voir la scène et est …mort… de peur… Et ce n’est malheureusement pas la première affaire. Une autre famille a été retrouvée quelque temps auparavant exactement dans les même conditions à la différence près que leur fils, lui aussi âgé de 7 ans, a survécu, mais a totalement perdu la raison. Seul indice retrouvé sur les lieux, une émeraude d’une taille rare, sertie dans l’or. Une pièce d’une grande valeur archéologique. Le commandant Falier, responsable de l’enquête s’associe alors au Professeur Bareuil, spécialiste des crimes rituels, travaillant comme consultant pour la police. Bareuil, malgré son expérience ne voit qu’une personne qui puisse vraiment les aider : Jeanne Lumet, sa plus brillante élève qu’il n’a pas revu depuis l’accident. Divorcée et mère de Léo…7 ans…

Commence alors une course contre la montre pour retrouver celui qui se fait appeler « le Prince » et comprendre la brutalité de ses meurtres…

Ce que j’en pense…

Thierry Berlanda nous emporte dans une histoire sordide ou au final rien n’est très clair puisque les apparences semblent trompeuses. Les gentils ne le sont peut-être pas et le méchant nous fait osciller entre la monstruosité absolue et la pitié avec cette petite envie de lui octroyer des circonstances atténuantes. Un style fluide et super agréable à lire, page après page à vitesse grand V, emporté dans un tourbillon de mots et d’une folie certaine. J’ai adoré le petit détail qui tue : l’utilisation des majuscules à tous les pronoms possessifs lorsque le Prince parle. Ce qui lui donne encore plus de grandeur ! Un petit air de Juliette Benzoni pour le côté légèrement historique, ce qui n’est pas pour me déplaire puisque j’avais dévoré toutes les aventures du Prince Morosini à une certaine époque ou plutôt …à une époque certaine … De chouettes personnages, une bonne intrigue, plein de petites choses qu’on n’explique pas vraiment et qui en font un très très bon livre. A recommander et d’ailleurs je me plonge direct dans la suite : « La fureur du Prince » et hop !!!

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